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Résumé :

  • Le Piggy Sooy est un nouvel OGM développé par l’entreprise Moolec, contenant des protéines de porc insérées dans le soja conventionnel.
  • Moolec travaille également sur une plante de pois produisant des protéines de bœuf pour imiter le goût et la texture de la viande sans le coût élevé des alternatives à base de laboratoire ou de culture cellulaire.
  • Le Département de l’Agriculture des États-Unis a autorisé la vente de poulet cultivé à partir de cellules de Good Meat et Upside Foods en juin 2023, prévoyant de lancer le produit dans des restaurants haut de gamme aux États-Unis.
  • Des chercheurs ont découvert que l’édition génétique CRISPR-Cas entraîne des modifications génétiques non intentionnelles dans les plantes, rendant difficile la prédiction de ces changements et nécessitant des tests approfondis pour garantir leur sécurité.

Les haricots porcins – Le dernier Frankenfood OGM

La production d’aliments transgéniques continue de se développer avec l’introduction récente du soja Piggy Sooy, une variété de soja génétiquement modifiée pour contenir des protéines de porc. Cette création controversée est l’œuvre de l’entreprise Moolec, basée au Royaume-Uni. Selon Moolec, des gènes de porc ont été insérés dans le soja conventionnel afin de produire un soja contenant 26,6 % de protéines animales. Cependant, les détails précis des gènes de porc utilisés restent confidentiels en raison de considérations commerciales.

Outre sa teneur en protéines animales, cette manipulation génétique donne également à la chair intérieure du soja une couleur rosée, semblable à celle de la viande de porc. En plus du Piggy Sooy, Moolec travaille sur le développement d’une plante de pois produisant des protéines de bœuf. L’entreprise prétend que ces hybrides transgéniques offriront des saveurs, des textures et des valeurs nutritionnelles similaires à celles de la viande, tout en évitant les coûts élevés associés à la viande de laboratoire ou cultivée in vitro.

Moolec a développé une plateforme unique et brevetable permettant l’expression de protéines de grande valeur dans les graines de cultures économiquement importantes, comme le soja. Selon Amit Dhingra, directeur scientifique de l’entreprise, cette réalisation ouvre des perspectives pour la communauté scientifique qui cherche à obtenir des niveaux élevés d’expression de protéines dans les graines grâce à l’agriculture moléculaire.

L’adoption commerciale du Piggy Sooy et d’autres aliments transgéniques pourrait, à terme, permettre d’éliminer l’élevage et l’abattage des animaux, ainsi que les problèmes éthiques et environnementaux associés à cette industrie. Les agriculteurs pourraient cultiver ces plantes de façon conventionnelle, et les protéines produites pourraient être utilisées dans des substituts de viande et d’autres produits.

Cependant, pour l’instant, aucune information n’a été communiquée sur la disponibilité de ces aliments contenant des protéines animales pour les consommateurs. Le sujet des aliments transgéniques suscite encore de nombreuses questions et controverses, et il est essentiel de mener des recherches approfondies et des évaluations rigoureuses de la sécurité avant de les proposer sur le marché.

Les États-Unis autorisent le poulet cultivé.

La viande de poulet cultivée en laboratoire fait son apparition dans l’industrie alimentaire suite à l’autorisation donnée par le département de l’Agriculture des États-Unis à Good Meat et Upside Foods. Ces entreprises prévoient de lancer leur poulet synthétique dans des restaurants haut de gamme aux États-Unis, ouvrant la voie à d’autres formes de viande cultivée, du bœuf haché au steak imprimé en 3D et même le foie gras synthétique.

Cependant, le manque de recherche sur ces produits cultivés en laboratoire soulève des inquiétudes concernant leur impact sur la santé. Il est difficile de prédire comment ces aliments pourraient affecter notre organisme à long terme. De plus, la perte potentielle du savoir-faire traditionnel dans la culture et l’élevage de véritables aliments est une préoccupation sérieuse.

Il est donc recommandé d’éviter ces produits et de privilégier des aliments naturels et non altérés. L’absence de recherche approfondie sur ces viandes cultivées en laboratoire pourrait rendre difficile la prise de décisions éclairées concernant leur consommation. Il est essentiel de veiller à la sécurité et à la qualité de notre alimentation, et de préserver les méthodes de culture traditionnelles pour garantir une alimentation saine et durable.

La modification des gènes provoque le chaos dans le génome.

Selon un rapport de GMWatch en juin 2023, des chercheurs ont découvert que l’édition génétique CRISPR-Cas provoque des perturbations considérables dans le génome des plantes, notamment des effets similaires à la chromothripsie. La chromothripsie est un phénomène où plusieurs centaines de modifications génétiques surviennent simultanément lors d’un événement catastrophique, entraînant des échanges génétiques, des recombinaisons et des pertes dans le matériel génétique.

Ces découvertes ont également montré que les altérations génétiques non intentionnelles se produisent beaucoup plus fréquemment que ce qui était précédemment soupçonné, touchant de larges parties du génome. Cela remet en question la sécurité des plantes obtenues par cette nouvelle technique d’ingénierie génétique (New GE) et souligne la nécessité d’une investigation approfondie des risques encourus.

C’est la première fois que la chromothripsie est observée dans les plantes modifiées par édition génétique, et ces résultats soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité et à la fiabilité de cette méthode. Il est crucial de poursuivre la recherche pour mieux comprendre les impacts de l’édition génétique sur le génome des plantes et de prendre des précautions appropriées pour garantir la sûreté de ces aliments génétiquement modifiés.

Les plantes génétiquement modifiées ne peuvent pas être considérées comme sûres.

Selon Test Biotech, l’utilisation de CRISPR/Cas pour l’édition génétique peut entraîner la rupture des deux brins d’ADN, ce qui peut perturber les extrémités des chromosomes. Si la réparation de la cassure échoue, cela peut entraîner la perte, la restructuration ou l’incorporation des extrémités séparées ailleurs dans le génome.

Bien que la chromothripsis soit relativement rare chez les plantes, les applications de CRISPR/Cas peuvent entraîner des modifications sur des sites génomiques bien protégés par des mécanismes de réparation naturels. Les risques associés à l’édition génétique ne peuvent être estimés de manière générale et doivent être étudiés cas par cas.

Les découvertes récentes remettent en question la prétendue “précision” des ciseaux génétiques de CRISPR/Cas. Bien que cette technologie permette de cibler et de couper des emplacements spécifiques dans le génome, les conséquences de ces coupures peuvent être imprévisibles et incontrôlables.

Les plantes obtenues par cette nouvelle ingénierie génétique (New GE) ne peuvent donc pas être considérées comme intrinsèquement sûres et nécessitent une enquête approfondie pour évaluer les risques. Sans des analyses génomiques précises, la chromothripsis peut passer inaperçue, et il est possible qu’elle se soit déjà produite dans des plantes obtenues par New GE qui ont été autorisées aux États-Unis. Il est essentiel de poursuivre la recherche pour mieux comprendre les conséquences de l’édition génétique sur les plantes et de prendre des précautions adéquates pour garantir la sécurité de ces produits génétiquement modifiés.

La précision de l’édition génétique est surestimée.

L’édition génétique est présentée par certains comme étant plus précise que la reproduction naturelle, impliquant ainsi que seuls les changements souhaités sont obtenus. Cependant, cette affirmation est trompeuse.

La précision de l’édition génétique ne garantit pas nécessairement la sécurité. Une seule altération génétique peut entraîner des centaines de modifications génétiques non intentionnelles, des réarrangements génétiques involontaires et des perturbations de l’expression génique. Ces conséquences peuvent avoir des répercussions graves, telles que :

  • des altérations de la composition biochimique des plantes ou des tissus animaux,
  • la production de nouvelles toxines ou allergènes.

La précision de l’édition génétique ne garantit pas l’absence de risques ou d’effets indésirables. Il est crucial de procéder à une évaluation rigoureuse des implications sur la sécurité alimentaire et la santé humaine avant de généraliser l’utilisation de ces technologies. Une approche scientifique approfondie est nécessaire pour prendre des décisions éclairées et assurer la sûreté des produits génétiquement modifiés.

L’Europe cherche à déréglementer les plantes éditées par CRISPR.

À ce jour, les États-Unis n’ont pas de réglementation spécifique pour les plantes génétiquement éditées. Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont régis par les mêmes règles que les cultures conventionnelles. Cependant, en mai 2023, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) a émis une règle finale concernant les “Pesticides et exemptions de certains produits incorporés dans les plantes (PIPs) dérivés des nouvelles technologies”. Cette règle exige désormais que les développeurs d’OGM fournissent des données prouvant que les plantes modifiées pour résister aux ravageurs ne présentent aucun danger pour l’écosystème, n’ont pas de niveaux de pesticides supérieurs à ceux des cultures classiques et n’ont pas d’effets négatifs sur la santé des consommateurs.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Europe a longtemps appliqué des restrictions strictes aux plantes génétiquement modifiées. Cependant, récemment, l’Europe envisage de déréglementer leur utilisation. Selon Test Biotech, la Commission européenne prévoit d’autoriser les entreprises à libérer dans l’environnement les plantes issues des nouvelles techniques génétiques, comme CRISPR/Cas, et à commercialiser leurs produits après une brève période de notification. Les critères proposés pour exempter ces plantes d’une évaluation obligatoire des risques ne nécessiteraient pas d’enquête sur les modifications génétiques non intentionnelles.

Cette déréglementation planifiée inquiète Test Biotech, car elle permettrait non seulement l’utilisation des plantes génétiquement modifiées en agriculture, mais aussi la libération de plantes sauvages sans une évaluation approfondie des risques. Cette approche pourrait compromettre les ressources naturelles nécessaires aux générations futures.

Les viandes produites en laboratoire sont des aliments ultratransformés de mauvaise qualité

Le développement croissant des produits génétiquement modifiés et des viandes créées en laboratoire suscite des inquiétudes quant au futur des options alimentaires non altérées. De nombreuses alternatives à la viande sont considérées comme des aliments ultratransformés, ce qui pose un problème, étant donné l’abondance déjà présente sur le marché.

En 2018, l’organisation environnementale Friends of the Earth (FOE) a publié un rapport critique sur la tendance à la biologie synthétique, soulignant particulièrement le caractère hautement transformé de ces produits. Certaines de ces alternatives alimentaires impliquent l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés, tels que des bactéries, des levures et des algues, qui produisent des protéines, ainsi que l’usage de produits chimiques, comme l’hexane, pour extraire les composants alimentaires.

La divulgation des ingrédients utilisés dans ces processus de transformation n’est pas toujours obligatoire, ce qui rend difficile l’évaluation de leur impact sur la santé et l’environnement. Par exemple, des protéines issues de pois, de soja, de maïs ou des composés fabriqués à partir de bactéries génétiquement modifiées pour produire de la gomme de xanthane peuvent être utilisées sans nécessairement être mentionnées sur l’étiquetage des emballages.

Ces préoccupations soulignent l’importance de la transparence et de la réglementation adéquate dans le développement et la commercialisation des produits issus de la biologie synthétique afin de garantir la sécurité alimentaire et environnementale pour les consommateurs et les générations futures.

Pouvons-nous mettre fin à la tyrannie des aliments ultratransformés ?

L’article publié dans Wired en juin 2023 présente un appel émouvant du Dr Chris Van Tulleken, expert en maladies infectieuses et auteur de “Ultra-Processed People: Why Do We All Eat Stuff That Isn’t Food … and Why Can’t We Stop?” Il souligne que les maladies liées à l’alimentation, telles que l’obésité, les crises cardiaques, les AVC, le cancer et la démence, sont la principale cause de décès prématurés au Royaume-Uni, et que ces maladies sont alimentées par des aliments ultratransformés (AUT), également appelés produits industriellement transformés.

Selon le Dr Van Tulleken, environ 60 % des calories consommées en moyenne aux États-Unis et au Royaume-Uni proviennent d’aliments ultratransformés tels que la pizza, le pain, les céréales pour le petit-déjeuner, les biscuits et les boissons nutritionnelles. Ces aliments sont souvent enveloppés de plastique et contiennent des additifs absents des préparations traditionnelles en cuisine.

Il appelle à inclure dans les directives officielles sur la nutrition du Royaume-Uni des informations sur les risques associés aux aliments ultratransformés, notamment la prise de poids et les maladies liées à l’alimentation, et à recommander aux individus d’éviter ces produits.

Cependant, l’auteur du résumé exprime sa crainte que les gouvernements ne prennent pas de mesures concrètes pour éviter les aliments ultratransformés, en raison de l’engagement de nombreux pays, dont les États-Unis, dans la transition vers un système alimentaire largement basé sur les aliments génétiquement modifiés et transformés. Il évoque la notion de “Great Reset”, une prise de contrôle technocratique où les alternatives créées en laboratoire et brevetées remplaceraient les vrais aliments d’origine animale, permettant ainsi un contrôle accru sur la population mondiale et la santé individuelle.

Le résumé souligne également que la consommation d’aliments ultratransformés profite aux grandes industries pharmaceutiques, car elle entraîne des maladies chroniques traitées ensuite avec des médicaments plutôt qu’avec une meilleure alimentation.

Finalement, l’appel à l’action se situe au niveau individuel, en encourageant les consommateurs à privilégier les aliments réels et à éviter les produits transformés et génétiquement modifiés pour protéger leur propre santé et promouvoir une véritable alimentation malgré les pressions du marché et des politiques en faveur des aliments ultratransformés.

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