Les compléments en micronutriments réduisent les risques de progression du VIH et la morbidité

Aux États-Unis, plus d’un million de personnes sont atteintes du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Le virus endommage gravement le système immunitaire, ce qui rend vulnérable aux organismes pathogènes et peut évoluer en SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise).

Bien qu’il n’existe actuellement aucun remède pour guérir du virus, le traitement généralement adopté est la thérapie antirétrovirale, qui consiste en une combinaison d’au moins trois médicaments antirétroviraux (ARV) visant à supprimer le virus HIV et à stopper la progression de la maladie.

La thérapie nutritionnelle est cependant une alternative souvent négligée, dont une importante recherche récente a démontré qu’elle pouvait être efficace dans le retardement de la progression du VIH sans avoir recours à des médicaments.

Les débuts de la thérapie nutritionnelle dans le traitement du VIH et du SIDA

Renforcer le système immunitaire peut être crucial pour prévenir la progression du VIH et de ses symptômes, or les nutriments jouent un rôle clé dans la fonction immunitaire.

Il y a quelques années le Dr. Harold Foster a été un précurseur dans l’utilisation du sélénium, des acides aminés et des antioxydants pour traiter le virus HIV et le SIDA. En 2003, par exemple, il a publié une étude révélant que le HIV semblait ne pas se propager aussi rapidement chez les populations bénéficiant d’apports alimentaires suffisants en sélénium.

Il suggéra plus tard que les personnes ayant un régime alimentaire riche en acides aminés et en sélénium étaient peut-être protégées, en quelque sorte, de l’infection par le VIH, ce « système de défense antioxydant » agissant comme une première barrière contre les infections virales.

En 2004, il publia une recherche supplémentaire soulignant l’importance des interventions nutritionnelles dans le traitement du SIDA :

« Au Botswana, les médecins participant à un essai de terrain sur le sélénium et les acides aminés… rapportent que ce protocole nutritionnel fait reculer le SIDA chez 99% des patients traités, généralement en trois semaines. »

D’après le Dr. Foster, les carences en nutriments sont à la base de l’évolution de la maladie du VIH vers le SIDA. Il expliqua que :

« Le SIDA est une maladie associée à une immunodéficience provoquée par le VIH…le VIH-1 contient un gène qui est pratiquement identique à celui qui permet aux humains de produire l’enzyme glutathion peroxydase. Au fur et à mesure que le virus se réplique, il devient un sérieux concurrent pour son hôte dans la consommation des quatre nutriments nécessaires à la fabrication de cette enzyme, c’est à dire le sélénium, qui est un oligoélément, et les trois acides aminés que sont la glutamine, la cystéine et le tryptophane.

Alors que l’infection se développe, de sérieuses carences de ces nutriments apparaissent. Un manque de sélénium provoque l’effondrement du système immunitaire, un mauvais fonctionnement de la thyroïde et le développement de la dépression.

Une carence en glutamine entraîne la fonte musculaire et des diarrhées. Des apports trop faibles en cystéine sont responsables de problèmes de peau tels que le psoriasis et d’une plus grande sensibilité aux infections. Un manque de tryptophane provoque des diarrhées, des dermatites, la démence et à terme, la mort.

Le patient est facilement infecté par d’autres agents pathogènes. En bref, la personne infectée a développé cette maladie que nous appelons le SIDA. C’est pourquoi le traitement du VIH/SIDA devrait toujours inclure un régime alimentaire riche en ces quatre nutriments pour contrer ces carences. »

Les micronutriments et multivitamines retardent la progression du VIH

De la même façon, la nouvelle étude a révélé que les personnes séropositives prenant des multivitamines (vitamines B, C et E) et du sélénium se portaient beaucoup mieux que celles qui n’en prenaient pas.

Par comparaison au groupe placebo, les personnes recevant un apport journalier en multivitamines et en sélénium avaient moitié moins de risques de voir leur taux de cellules immunitaires CD4 chuter à des niveaux qui appellent généralement un traitement anti-VIH médicamenteux.

De plus, les personnes prenant la combinaison de suppléments présentaient également moitié moins de risques de développer le SIDA ou d’en mourir.

Les chercheurs ont conclu que la combinaison multivitamines-sélénium, prise pendant 24 mois, était sans danger et réduisait de façon significative le risque d’affaiblissement du système immunitaire et la morbidité, soulignant que « elle peut être efficace si elle est prise dès le début de l’infection par le VIH. » D’après l’étude :

« Les carences en micronutriments, dont on sait qu’elles influencent le système immunitaire, sont fréquentes avant même le développement des symptômes de l’infection par le VIH et sont liées à l’accélération de la maladie. La supplémentation en micronutriments a amélioré les marqueurs de la progression VIH (taux de cellules CD4, charge virale VIH) et la mortalité dans les essais cliniques…

Les vitamines B, C et E et le sélénium sont des nutriments essentiels au maintien d’un système immunitaire réactif. Il est possible que le sélénium joue également un rôle important en empêchant la réplication du VIH.

Pourquoi les alternatives naturelles du traitement anti-VIH sont-elles si importantes ?

On pense que le corps humain, une fois infecté, ne peut pas se débarrasser du VIH, bien qu’il soit capable de réduire sa charge virale à un niveau pratiquement indétectable (généralement défini comme inférieur à 40 à 75 copies du virus par échantillon de sang).

Votre corps peut parvenir à réduire sa charge virale naturellement, mais les médicaments anti-VIH sont également utilisés dans ce but. Fait intéressant, environ 0,5 % des personnes séropositives sont capables de contrôler naturellement l’infection sans prendre aucun médicament. Ces personnes, que l’on appelle les « contrôleurs de VIH », ont une réaction immunitaire au VIH plus efficace. Voici certains des effets secondaires des médicaments anti-VIH classiques qui ont été observés :

Anémie Diarrhée Douleurs abdominales
Nausées et vomissements Pancréatite fatigue
Vertiges Maux de têtes Insomnie
Perte de graisse sur les bras, les jambes ou le visage, parfois redistribuée sur l’abdomen ou l’arrière du cou Neuropathie périphérique Dépression
Éruptions cutanées Changement du rythme cardiaque Perte de poids
Graves problèmes hépatiques Accumulation d’acide lactique Sècheresse buccale
Symptômes grippaux Taux de sucre et de triglycérides élevés Diminution de la densité osseuse

Malheureusement, les médicaments utilisés pour supprimer le virus chez une majorité de patients séropositifs sont assez toxiques et entrainent des effets secondaires importants qui peuvent altérer la qualité de vie. Certains d’entre eux peuvent même être potentiellement mortels. Même « Dr. Internet » déclare :

« Le but principal du traitement anti-VIH est de débarrasser le corps du virus. Et un autre objectif est d’y parvenir sans provoquer d’effets secondaires extrêmes. » L’étude présentée dans le présent article est très importante car elle a montré que la thérapie nutritionnelle est un outil très efficace pour retarder en toute sécurité la progression des symptômes et de la maladie, sans effets secondaires dangereux.

Près de 200 études démontrent le potentiel des substances naturelles anti-VIH

GreenMedInfo a compilé 184 études montrant le potentiel thérapeutique contre le VIH des substances naturelles. L’un des principaux tests utilisés pour déterminer le niveau de VIH dans le sang d’une personne et la numération des cellules CD4. Généralement, plus la charge virale est élevée, plus la numération des CD4 est basse. Les cellules CD4 jouant un rôle clé dans la capacité du corps à combattre les infections, il est important de maintenir leur niveau élevé pour être en bonne santé, et les recherches suggèrent que des substances naturelles peuvent être utiles en ce sens.

Une étude a révélé, par exemple, qu’une supplémentation en protéines de lactosérum augmente la numération des cellules CD4 chez les personnes séropositives. Il a été découvert que les feuilles de neem et le sélénium augmentent également le taux de CD4 chez les patients séropositifs ou atteints du SIDA. Les substances naturelles ont une action anti-VIH également au travers d’autres mécanismes.

L’épigallocatéchine gallate, ou EGCG, est un composant du thé vert qui inhibe la progression du VIH en se fixant précisément sur l’endroit par lequel le VIH infecte les cellules T, un type de globule blanc crucial dans la lutte contre les infections.

Les concentrés de fruits et de légumes contenant des polyphénols se sont également révélés profitables pour les patients séropositifs, tout comme la curcumine qui peut aider à soigner les diarrhées, pertes de poids et douleurs abdominales provoquées par le VIH. Ci-après certains des autres composés naturels qui se sont révélés prometteurs dans la lutte contre le VIH :

La cannelle La baie de sureau Le sumac
Le réglisse La spiruline Le ginseng américain
Le ginseng coréen Le jus de citron et la citronnelle Le tea-tree (l’arbre à thé)
L’extrait de feuilles d’olivier La grenade L’acide carnosique du romarin

Des intestins sains peuvent aussi renforcer la santé des patients séropositifs

On sait que l’infection par le VIH endommage le tractus gastro-intestinal, dans lequel réside 80 % environ du système immunitaire. La recherche suggère que la consommation de bonnes bactéries, les probiotiques peut aider à diminuer les risques d’infection et d’inflammation chez les patients séropositifs, voire même à renforcer la fonction immunitaire gastro-intestinale.

Entretenir une flore intestinale optimale, et « réensemencer » vos intestins avec des aliments fermentés et des probiotiques peut être l’une des étapes les plus importantes pour améliorer votre santé si vous êtes séropositif (ou si vous souffrez de toute autre maladie chronique).

Même les personnes en bonne santé devraient s’efforcer d’optimiser leur flore intestinale de cette façon. Il est important de noter que chaque bouchée d’un aliment fermenté peut fournir des trillions de bonnes bactéries – bien plus que ce que vous pouvez obtenir d’un supplément alimentaire, qui vous fournit en général des milliards d’UFC (unités formant colonie).

Pensant que ce serait une analyse intéressante, j’ai testé des légumes fermetés produits avec nos ferments lactiques pour déterminer leur richesse probiotique et j’ai été stupéfait de découvrir qu’ils contenaient 10 trillions d’UFC (unités formant colonie). Une portion de légumes fermentés équivalait littéralement à un flacon entier de probiotiques à teneur élevée en bactéries ! Les aliments fermentés vous fournissent également une plus grande variété de bonnes bactéries, c’est donc une solution finalement d’un meilleur rapport coût-efficacité.

5 autres astuces naturelles pour stimuler le système immunitaire

Si vous êtes séropositif, il est important de vous faire accompagner par un professionnel de la santé expérimenté en médecine holistique, qui pourra vous guider pour prendre soin de vous. Toutefois, en règle générale, les astuces qui suivent vous aideront à renforcer une réponse immunitaire positive, qui vous aidera à prévenir les infections et maladies chroniques.

  1. Efforcez-vous de consommer plus d’ aliments stimulant l’immunité, tels que des champignons, des légumes verts, des aliments fermentés, des protéines de lactosérum et de l’huile de noix de coco
  2. Dormez suffisamment
  3. Limitez le stress autant que possible en utilisant l’ Emotional Freedom Technique ou EFT (technique de libération émotionnelle) ou d’autres outils de gestion du stress
  4. Optimisez votre taux de vitamine D (une carence en vitamine D est courante chez les personnes séropositives)
  5. Ayez une activité physique

 

En bref

  • Les personnes séropositives prenant des multivitamines (vitamines B, C et E) et du sélénium sont beaucoup moins susceptibles de développer le SIDA ou d’en mourir.
  • La combinaison multivitamines-sélénium est sûre et réduit de façon significative le risque d’affaiblissement du système immunitaire et de morbidité chez les personnes séropositives.
  • Le corps est capable de réduire sa charge virale en VIH à un taux pratiquement indétectable ; des douzaines de produits naturels se sont révélés avoir une action anti-VIH.

Source:

Complément

Methionine

31,05
29,75
19,05

Complément Alimentaire

Enzymes digestives

31,8552,15

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