Foie! Pourquoi votre vésicule est-elle une véritable “usine” à calculs?

Cholécystite, coliques hépatiques, angiocholite, pancréatite, ictère : toutes ces pathologies, parmi les plus fréquentes, relèvent d’un même système anatomique. De la simple douleur de vésicule biliaire à la pancréatite aiguë grave, les mêmes calculs biliaires peuvent avoir des conséquences très différentes.

Voies biliaires : un peu d’anatomie

Le foie sécrète la bile qui contient à la fois des éléments nécessaires à la digestion et des déchets éliminés par le foie. Cette bile est à destination du tube digestif. Elle est excrétée par deux canaux partant du foie pour ensuite n’en former qu’un seul que l’on appelle le canal cholédoque. Celui-ci se joint ensuite au canal excréteur du pancréas (par où passent des enzymes facilitant la digestion) pour se terminer dans le duodénum.

Le duodénum est le début de l’intestin, qui commence à la suite de l’estomac.

La terminaison des voies biliaires dans le duodénum est marquée par un sphincter étroit, le sphincter d’Oddi.

La vésicule biliaire est un réservoir en forme de “sac” qui est placé en dérivation sur le canal cholédoque. Elle stocke de la bile entre les repas et en envoie en se contractant lors de l’ingestion alimentaire (cette contraction est surtout déclenchée par les graisses et les œufs).

Problème de calculs

La bile sécrétée par le foie est riche en cristaux de cholestérol. Son stockage dans la vésicule biliaire peut entraîner à partir de ces cristaux qui “stagnent” la formation de calculs, soit de cholestérol pur, soit de cholestérol et de divers éléments comme le calcium, le phosphore, le magnésium.

Il se forme ainsi de véritables “cailloux” pouvant faire plusieurs centimètres de diamètre ou être de la taille d’un grain de sable.

La vésicule est une véritable “usine” à calculs

Lorsque la vésicule se contracte sous l’effet d’une stimulation alimentaire, la bile est évacuée dans le cholédoque. Les gros calculs restent alors bloqués à la sortie de la vésicule. Il en résulte une augmentation de pression qui provoque une douleur souvent associée à des nausées. C’est ce qu’on appelle une colique hépatique.

La persistance de calculs dans la vésicule peut avoir une autre conséquence, elle peut entraîner une infection que l’on appellecholécystite aiguë.

Quand les calculs sont plus petits, ils peuvent passer dans le cholédoque, et provoquer trois types de problème :

  • Lorsqu’ils sont assez gros ou assez nombreux, ils sont susceptibles de bloquer le canal cholédoque, induisant une rétention de la bile qui ne peut plus être évacuée. Le patient devient jaune, c’est ce qu’on appelle l’ictère. Il peut être associé à des douleurs identiques à une colique hépatique.
  • Si le blocage de la bile se prolonge, celle-ci peut s’infecter. C’est une infection grave car elle conduit rapidement à un état de choc. Elle se manifeste par de la fièvre souvent élevée (39°C) ou à l’inverse par une hypothermie (moins de 36°C) et/ou par des frissons. C’est ce qu’on appelle une angiocholite.
  • Quand les calculs sont assez petits, ils peuvent passer le long du canal cholédoque. Ce n’est pas sans dégâts. En effet, comme on l’a vu, le canal du pancréas se joint au canal cholédoque, il peut donc se retrouver bloqué également par un calcul en aval au niveau du sphincter d’Oddi. Le pancréas réagit alors par une forte libération d’enzymes dans le sang mais aussi sur place au niveau de la glande elle-même. Ces enzymes sont très “corrosives” et provoquent une forte inflammation locale appelée pancréatite aiguë, souvent très douloureuse et pouvant conduire à un état de choc.

Hausse progressive de la fréquence des calculs (lithiases)

La maladie lithiasique touche 1 à 2% de la population, mais les personnes concernées sont de plus en plus nombreuses.

Que se passe-t-il ? Quelles sont les causes de cette hausse des lithiases (calculs) ?

La quantité de boisson est un facteur déterminant des lithiases

La déshydratation joue un rôle important dans l’apparition des calculs puisque leur formation est due à une précipitation des cristaux.

Inversement, le fait de boire beaucoup et régulièrement limite la cristallisation dans les voies biliaires, rénales et urinaires. En conséquence, dans les pays tempérés, le risque de développer des calculs augmente beaucoup lors des saisons chaudes ou à l’occasion de voyages dans les pays chauds.

Sur le même principe, certaines professions sont plus à risque : les cuisiniers, les marins, les fondeurs, etc., car ils sont davantage exposés à la déshydratation.

Mais c’est également le cas de certaines professions stressantes qui s’accompagnent d’un déséquilibre alimentaire et d’une insuffisance en boissons.

La nature de notre alimentation joue un rôle dans la hausse des lithiases

La fréquence des lithiases est fortement liée à l’évolution de notre alimentation.

Rappelons qu’il existe différents types decalculsselon leur composition :

  • calculs d’oxalate de calcium (80% des calculs),
  • calculs de phosphate de calcium,
  • calculs de phosphate ammoniaco-magnésien,
  • calculs d’acide urique.

Ainsi, plus ces éléments sont présents, plus la cristallisation est intense.

 

Certains facteurs de risque sont évidents :

  • apport excessif d’oxalates (jus de pamplemousse, jus de fruits en boîte, cola, thé, café, chocolat),
  • de purine (viande),
  • de calcium par abus de laitages,
  • de vitamine D, en raison de certaines affections (hyperparathyroïdie, corticothérapie, production excessive de calcium par le rein, etc.).

 

Concernant les calculs biliaires, une alimentation riche en sucres simples, en graisses et en calories, et pauvre en fibres, engendre le surpoids, lequel est un facteur favorisant la formation des calculs.

Contre les calculs rénaux, une alimentation pauvre en fruits et légumes est à risque car ces aliments augmentent l’excrétion de citrate, un important inhibiteur de la cristallisation des sels dans les voies urinaires.

Et enfin, certainscalculs(acide urique, cystiniques) dépendent du pH des urines, lequel peut varier selon le type d’aliments.

On l’aura compris, contre les calculs, il faut boire beaucoup et régulièrement tout au long de la journée.

Ensuite, il est important d’éviter les excès de notre alimentation moderne : viandes, café, cola, jus de fruits, chocolat, calories, etc.

Ces consignes sont valables pour réduire le risque de souffrir un jour de calculs ainsi que pour prévenir les récidives.

Avez-vous des Calculs Biliaires?

Le foie est un organe peu “innervé”, ce qui veut dire que vous éprouvez une gêne hépatique seulement lorsque le foie est obstrué à 60% de ses capacités. Autrement dit, vous passez de 1,6 litre de sang filtré par minute à 0,6 litre! A peine 1 tasse/minute!!

Découvrez les 53 symptômes qui doivent vous Alerter sur la présence de calculs biliaires.

Foie sain (à gauche) – Foie congestionné (à droite)

3 Techniques qu’utilise la Médecine Moderne pour extraire les Calculs Biliaires

Pour traiter ces calculs biliaires, la médecine moderne utilise 3 techniques, dont certaines ayant des conséquences graves sur votre santé:

1. les Médicaments (CDCA, UDCA)

Composées de sels biliaires, ces médicaments sont censés dissoudre les calculs au bout de 12 à 24 mois, mais il n’y a aucune garantie …

2. les Ondes Sonores (lithotritie)

Une méthode alternative qui utilise une série d’ondes sonores pour littéralement “pilonner” les calculs biliaires.

Une technique qui s’avère intéressante, mais qui peut entraîner de graves lésions rénales, augmenter la pression artérielle, libérer massivement les toxines encapsulées dans les calculs, ou encore provoquer des hémorragies internes…

3. la Chirurgie (ablation)

Avec une plus de 800 000 ablations de la vésicule biliaire chaque année aux Etats-Unis, soit une opération de l’ordre de 7000 à 9000 euros pour 30 à 45 minutes de colelioscopie, c’est un marché juteux de plus de 6 milliards de dollars dont auraient tort de se priver les professionnels de santé…

Bien sûr, comme toute opération, il y a des risques.

Voici une liste non exhaustive des complications que peuvent occasionner ce type d’intervention :

  • un risque de blessures des canaux biliaires,
  • aucune amélioration des symptômes ayant justifiés cette opération (les calculs étaient présents dans les canaux biliaires et non la vésicule),
  • le déplacement des calculs dans l’intestin grêle et le côlon, ce qui peut provoquer d’importante infection et une toxémie,
  • une ablation totalement inutile suite à une erreur de diagnostique qui présenté des symptômes similaires à une obstruction des voies biliaires (voir photo ci-dessous).

Ablation de la vésicule biliaire totalement obstruée par des calculs biliaires

(Copyright : CHU de Rouen)

 

Mais ce n’est pas tout!

Avez-vous une idée des conséquences d’une ablation de la vésicule biliaire?

Trop peu de médecins le savent et vous avertissent, voici les principaux risques encourus après une ablation de la vésicule biliaire :

  • la digestion partielle des aliments,
  • des symptômes qui persistent (les calculs obstruent les voies biliaires),
  • des calculs qui se multiplient de PLUS en PLUS vite dans les canaux biliaires,
  • un foie qui filtre de MOINS en MOINS et qui n’est plus capable d’assurer pleinement son rôle,
  • une élévation du taux de cholestérol,
  • une augmentation des risques de cancers, d’obésité, de diabète, de maladie rénales et maladies cardiaques…

Pour que votre intestin grêle digère et absorbe les graisses présentes dans votre alimentation, elles doivent être impérativement dissoutes par la bile, auquel cas les graisses non digérées rejoignent le côlon où elles seront en partie décomposées par la flore intestinale, puis évacuées par les selles…

Souvenez-vous, ce sont ces aliments partiellement digérés qui sont à l’origine des :

  • ballonnements,
  • gaz abdominaux persistants (flore intestinale de putréfaction),
  • perte d’appétit,
  • lourdeurs digestives,
  • excès alimentaires,
  • trouble du sommeil,
  • fatigue persistante,
  • obésité…

 

Même une hygiène de vie irréprochable peut cacher de nombreux calculs bloqué dans votre foie, pour en savoir plus retrouvez notre guide gratuit sur les 53 symptômes qui doivent vous Alerter sur la présence de calculs biliaires.

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