Calcul urinaire (ou lithiase urinaire) comment éviter naturellement la récidive ?

La naturopathie repose sur des médecines dites “douces”, elles sont complémentaires les unes aux autres, alors autant mettre toutes ces chances de son côtés mais l’essentiel reste l’hygiène alimentaire… Hippocrate disait à juste raison “Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture.”

Même si le meilleur moyen de prévenir la formation de calculs est de boire au moins 8 verres d’eau par jour, certains patients sont plus enclins que d’autres à en souffrir et devront donc suivre des traitements en plus.

Nous explorerons la phytothérapie puis l’aromathérapie et nous évoquerons l’homéopathie (qui fait tant couler d’encre en ce moment).

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   Qu’est ce qu’un calcul ?

Les calculs ou lithiases sont des dépôts minéraux présents dans les voies urinaires (du rein jusqu’aux uretères) .

Ils peuvent prendre la forme de grains de sable (de petites particules) appelés sable urinaires = gravelle. Il peut survenir une agglomération de ces grains de sable c’est alors que devient le calcul urinaire proprement dit.

Les calculs peuvent se former à divers endroits.

Il est à noter que l’on différencie : le sable (gravelle), le calcul et la pierre.

  • Les calculs très petits (ou sable) lèsent rapidement la muqueuse du rein (vives douleurs) = la gravelle.

  • Les calculs moyens plus fréquents : ovalaires- arrondis- triangulaires = le calcul.

  • Les gros calculs : (aspect étoilé- ou en forme de corail ouvert) pèsent entre 100 et 125 grammes et peuvent atteindre un poids de 1 à 2 kilos = la pierre.

Les calculs sont naturellement évacués par le jet de l’urine ; s’ils grandissent jusqu’à une taille relativement importante (de l’ordre de quelques millimètres) avant de passer, l’obstruction d’un uretère et la distension des cavités rénales par l’urine peut provoquer des violentes douleurs (dites « coliques néphrétiques »), siégeant en général au flanc et dans le bas abdomen.

Le calcium relativement dense rend ces calculs radio-opaques et ils peuvent être détectés par radiographie de l’abdomen. L’échographie, le scanner, radiographie numérisée, sont les examens de diagnostic les plus précis pour la détection des calculs.

Quels en sont les symptômes ?

  • Pollakiurie (envie fréquente d’uriner, + de 7 fois/jour et chaque miction est peu abondante, souvent moins de 100 ml, soit l’équivalent d’un petit verre d’eau).

  • Les douleurs au niveau de la 11 et la 12ème côte (étendues à certains mouvements : flexion du tronc, montée ou descente des escaliers, de la voiture), les douleurs de la région lombaire, peuvent aussi révéler une lithiase rénale latente.

  • Les petits calculs à pointe aiguë sont les plus douloureux et les plus précoces. Les irradiations (retentissement à distance de ces douleurs), se manifestent le long de l’abdomen sur la face antérieure, sur la cuisse, le long de la verge, du vagin et même dans le flanc opposé au siège du calcul.

  • Les coliques néphrétiques : les douleurs sont les plus violentes. La crise peut durer de quelques heures jusqu’à 1 ou 2 jours, la douleur peut descendre jusque dans les cuisses.

  • L’hématurie (= sang dans les urines accompagnées de douleurs lombaires rarement abondantes) est l’élimination par les urines du calcul, elle authentifie la lithiase.Il peut s’agir de gros calculs ayant fini leur parcourt dans l’uretère, éliminés au cours d’une crise néphrétique. Souvent, le malade n’urine que de minuscules graviers.

  • L’infection urinaire = Cystite (poussées fébriles accompagnées de douleurs)  L’examen des urines montre souvent la présence de globules rouges (le calcul fait saigner), du pus (le calcul a infecté les voies urinaires) et des germes.

Que faire en cas de crise ?

  1. Foncez vers la baignoire et trempez-vous jusqu’à la taille dans de l’eau très chaude. Le soulagement est immédiat et permettra d’attendre le médecin.

  2. Ne buvez surtout pas avant que la douleur ne disparaisse. L’ingestion abondante d’eau, que certains conseillent aveuglément, provoque une exacerbation de la douleur en augmentant la pression urinaire en amont de l’obstacle pouvant entraîner une rupture des voies excrétrices.

  3. Tentez l’homéopathie : dans un verre d’eau mettez cinq granulesd’Arnica 5 CH, Belladona 7 CH, Berberis vulgaris 5 CH, Calcarea carbonica 7 CH, Lycopodium 7 CH, Ocimum canum 5 CH, Pareira brava 5 CH. Agitez et buvez une cuillerée à café de quart d’heure en quart d’heure.

  4. Prenez votre température : une fièvre supérieure à 38 °C associée à la crise doit amener à consulter en urgence.

Comment traiter les calculs urinaires ?

Cela commence par l’analyse de leur composition, Comment ? puis Pourquoi ? et enfin Prévention 😉

La composition chimique dépend de la cause…

Des tests d’urine et une analyse des calculs récupérés permettent de connaître leur composition.

  • Calculs à base de calcium. Ils comptent pour environ 80 % de tous les calculs rénaux. Ils englobent les calculs à base d’oxalate de calcium (les plus fréquents), de phosphate de calcium ou d’un mélange des deux.

Ils sont causés par la déshydratation, un apport excessif de vitamine D, certaines maladies et certains médicaments, des facteurs héréditaires ou une alimentation trop riche en oxalate.

  • Calculs de struvite (ou de phosphate ammoniaco-magnésien) c’est le cas du calcul coralliforme. Ils sont liés aux infections urinaires chroniques ou à répétition d’origine bactérienne et représentent environ 10 % des cas.

Contrairement aux autres types de calculs, ils sont plus communs chez les femmes que chez les hommes. Souvent, ils se forment chez les personnes qui ont une sonde vésicale.

  • Calculs d’acide urique. Ils représentent de 5 à 10 % des calculs rénaux.

Ils se forment en raison d’une concentration anormalement élevée d’acide urique dans l’urine. Les gens atteints de la goutte ou qui reçoivent une chimiothérapie sont plus enclins à en souffrir. Ils peuvent aussi être causés par une infection.

  • Calculs de cystine. Cette forme est la plus rare.

Dans tous les cas, leur formation est attribuable à la cystinurie, une anomalie génétique qui entraîne l’excrétion d’une quantité excessive de cystine (un acide aminé) par les reins. Ce type de calcul peut survenir dès l’enfance.

  • Des urines acides, favorisées par une alimentation carnée, provoquent des dépôts d’acide urique.

  •  Des urines alcalines, provoquées par une certaine alimentation végétarienne ou par une infection urinaire, provoquent la précipitation de l’acide oxalique et des phosphates.

 

Faites évoluer votre hygiène alimentaire et votre mode de vie…

Il semble que l’apparition des calculs soit accélérée par le même type d’habitudes alimentaires.

  • Une consommation insuffisante d’eau est un facteur commun à tous les calculs. Cette cause paraît évidente dans le cas des calculs urinaires puisque la quantité d’eau ingérée détermine la concentration de sels dans l’urine. Cette recommandation s’applique également aux calculs biliaires (la bile se compose principalement d’eau et de sels biliaires) et aux calculs salivaires (la formation de calculs dépend du flux salivaire).

  • Toute personne souffrant de calculs doit boire beaucoup pour uriner. Notifions que le rein a comme fonction l’élaboration et l’expulsion de l’urine . On dit bien qu’il faille faire travailler ses reins ! Il faut aider ses reins à éliminer les impuretés. Lorsqu’il fait très chaud, l’être humain transpire beaucoup et perd ainsi beaucoup d’eau, il urinera beaucoup moins et ses urines seront beaucoup plus concentrées. L’absorption d’alcool contribue à la déshydratation.

  • Consommer trop peu de fruits et de légumes est également un facteur aggravant. La consommation de fruits et de végétaux augmente en effet la quantité de citrate qui empêche la cristallisation des sels dans les voies urinaires. Dans le cas de la lithiase biliaire, cette consommation de végétaux, en venant se substituer aux aliments riches en gras, empêchera la formation de cholestérol et, par conséquent, des calculs qui en sont composés.

  • L’abondance d’aliments d’origine animale (viande, volaille, poisson…) a pour effet d’augmenter les taux de calcium, d’oxalate et d’acide urique dans l’urine. Il s’agit donc d’un facteur aggravant. Pour les calculs urinaires, mais aussi pour les calculs biliaires, puisqu’il a été prouvé que les personnes qui consomment surtout des graisses polyinsaturées et mono-insaturées (rares dans les végétaux). Enfin, une grande partie du calcium salivaire est lié à des protéines et la précipitation du complexe protéine-calcium montre que ce sont tout autant les protéines que les minéraux qui prennent part à la formation des calculs.

  • En ce qui concerne les boissons, se mettre à l’eau et en boire beaucoup, éviter absolument le coca. L’acide phosphorique, contenu dans le coca contribue à entraver le fonctionnement des reins. A partir de 2 verres de coca, il y a risque d’insuffisance rénale. Les autres boissons utilisent l’acide citrique.

  • Quand on sait qu’un rein pèse environ 150 grammes et mesure 12 cm et que le sang passe aussi par eux pour y être filtré en permanence (environ 1600 litres sont assainis en 24 h), on peut mesurer l’importance de leurs rôles. Une certaine hygiène de vie est indispensable : combattre la sédentarité par des activités physiques (la marche, la gymnastique respiratoire, la natation, les sports non violents), éviter le surmenage (pensez à se détendre) ainsi que les infections.

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En matière d’alimentation, deux réflexes préventifs classiques méritent qu’on s’y attarde.

Certaines personnes atteintes de calculs diminuent fortement leur apport en calcium. Il apparaît clairement aujourd’hui que ce n’est pas la bonne méthode car cette carence provoquée menace d’autres fonctions.

Rappelons simplement qu’il y a d’autres sources de calcium que les produits laitiers. De même, on conseille souvent de ne pas consommer de rhubarbe, de haricots, d’oseille et d’épinards en forte quantité, car ils contiennent une grande quantité d’oxalates.

Mais, dans la très grande majorité des cas, les personnes qui sont sujettes à ces crises ne trouvent pas de lien avec une alimentation particulièrement axée sur cette molécule toxique. Il faut donc chercher ailleurs… et trouver !

  • Dans la lithiase urique : c’est l’acide urique qui se trouve présent en trop grande quantité.

L’acide urique est un produit normal provenant des « purines » contenues dans les viandes, les abats, le vin, le café.

L’augmentation de l’acide urique du sang (urémie) se voit également dans la goutte.

Le régime doit être pauvre en purines et modéré en protides.

Le régime végétarien est bon dans ce cas. Les produits animaux ne font pas bon ménage dans ce cas.

Ici, il faudra au contraire alcaliniser (bicarbonate) les urines car la précipitation de l’acide urique se fait en milieu acide.

Un milieu alcalin aide à dissoudre les petites concrétions existantes.

Donc les aliments recommandés sont avant tout, tous les fruits et légumes.

Et, au contraire les aliments interdits sont les produits animaux en général, surtout les abats, les gibiers, les poissons gras, les crustacés, les charcuteries, et certains légumes comme l’asperge, l’oseille, la rhubarbe, les champignons.

A éliminer aussi les vins trop charpentés, épais, les vins vieux, les apéritifs et digestifs.

  • Dans la lithiase oxalique : l’acide oxalique présent en trop grande quantité provient d’une certaine alimentation végétarienne (Oseille, épinards, tomates).

Éliminer toutes les sucreries, confiture, miel, chocolat, bonbons, pâtisseries…

Éliminer les légumes et fruits gros pourvoyeurs : Asperge (riche en oxalates mais aussi, aide à la cristallisation lithiasique), céleri, bettes, aubergine, la carde, les choux, le cresson, le haricot vert, l’oseille, la rhubarbe, le persil, les épinards, la banane, la datte, la fraise.

Attention au café fort, au thé très concentré, à la bière.

  • Dans la lithiase phosphatique : les phosphates qui sont toujours présents en quantité importante dans l’organisme : le calcium, pour lequel, on retrouve fréquemment une surcharge (excès dû à trop d’apport alimentaire en lait ou fromage ou apports médicamenteux trop important).

S’en tenir à la suppression du calcium des laitages.

Surveiller le pH, les urines doivent demeurer acides. Donc pas de boissons trop alcalines. Mais boissons abondantes, peu minéralisées.

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