Résumé :foie-calcul-biliaire

  • Les calculs biliaires sont des formations solides qui se forment dans la vésicule biliaire.
  • Ils résultent souvent d’une surcharge de graisses dans la bile, se transformant en cristaux et cailloux.
  • Ces calculs peuvent causer des douleurs abdominales et, en cas de blocage du canal cholédoque, entraîner une inflammation de la vésicule biliaire.
  • Cela provoque des douleurs abdominales et des difficultés à digérer les graisses.
  • Une alimentation équilibrée et des ajustements diététiques sont essentiels pour prévenir la formation de calculs biliaires.

Prévenir les Calculs Biliaires : 11 astuces diététiques

Les calculs biliaires, parfois appelés calculs de la vésicule biliaire, fréquemment à l’origine de douleurs abdominales, sont souvent associés à des niveaux élevés de cholestérol et à une inefficacité dans l’élimination des déchets corporels. Ils se composent principalement de cholestérol pur (dans 80 % des cas) ou d’un mélange de cholestérol, de calcium et de sels biliaires.

Pour une meilleure compréhension, les calculs biliaires, également connus sous le nom de lithiase biliaire, se forment lorsqu’il y a une accumulation excessive de particules graisseuses dans la bile. Ces particules finissent par se regrouper et durcir, se transformant ainsi en cristaux qui se développent en de véritables cailloux. Dans le cas de calculs de petite taille, ils peuvent être évacués naturellement de la vésicule biliaire et éliminés lors de la digestion sans que l’on s’en aperçoive. Cependant, cela ne concerne que 10 % des individus porteurs de calculs biliaires qui ignorent leur présence.

En revanche, lorsque les calculs sont de taille importante, ils restent piégés dans la vésicule biliaire, obstruant le canal cholédoque qui relie la vésicule biliaire à l’intestin grêle et au foie. Cela entraîne une inflammation de la vésicule biliaire, provoquant des douleurs abdominales et thoraciques. La vésicule biliaire se remplit de bile qui ne peut pas s’écouler, perturbant la digestion des graisses et entraînant des épisodes de nausées.

11 Astuces Alimentaires pour Prévenir les Calculs Biliaires

  1. Évitez les “mauvaises graisses” telles que les acides gras saturés et les graisses Trans, en limitant la consommation de :
    • Charcuteries et beurre
    • Fromage (pas plus de 30 g par jour)
    • Produits industriels préparés
    • Viennoiseries, pâtisseries, biscuits et barres chocolatées
  2. Limitez les aliments riches en cholestérol :
    • Jaune d’œuf
    • Matières grasses d’origine animale comme le beurre et la crème fraîche
    • Abats, en particulier la cervelle et le foie
    • Charcuterie et les morceaux gras des viandes, comme le porc
    • Fromage
  3. Contrôlez la consommation de beurre, en ne dépassant pas 20 g par jour, en privilégiant les versions allégées lorsque possible.
  4. Limitez la charcuterie, sauf le jambon maigre, et ne consommez pas plus d’une part de fromage par jour (30 g).
  5. Privilégiez la consommation de poisson, y compris des poissons gras, deux à trois fois par semaine.
  6. Assurez un apport suffisant en fibres en privilégiant les légumes, les féculents et les céréales complètes.
  7. Limitez la consommation d’alcool à moins de 30 g par jour, tout en contrôlant davantage l’apport en cas d’hypertriglycéridémie et de surpoids.
  8. Favorisez les “bonnes graisses”, telles que les oméga-3 présents dans les poissons gras, les huiles végétales (oméga-3, oméga-6, oméga-9) et les fruits oléagineux comme les amandes.
  9. Optez pour des repas plus fréquents en petites quantités pour stimuler la contraction de la vésicule biliaire, favorisant ainsi l’élimination des déchets.
  10. Si vous avez besoin de perdre du poids, faites-le progressivement, sans suivre des régimes excessivement restrictifs, pour éviter d’augmenter le taux de cholestérol dans votre vésicule.
  11. Privilégiez la consommation de fruits, de légumes et de féculents complets, car leurs fibres et protéines végétales peuvent faciliter la dissolution des calculs biliaires.

Avez-vous des Calculs Biliaires?

Le foie est un organe peu “innervé”, ce qui veut dire que vous éprouvez une gêne hépatique seulement lorsque le foie est obstrué à 60% de ses capacités. Autrement dit, vous passez de 1,6 litre de sang filtré par minute à 0,6 litre! A peine 1 tasse/minute!!

Découvrez les “53 symptômes qui doivent vous Alerter sur la présence de calculs biliaires“.

Foie sain (à gauche) – Foie congestionné (à droite)

 

Symptômes des calculs biliaires

Environ 80 % du temps, les calculs biliaires demeurent asymptomatiques pendant de nombreuses années, voire toute la vie, en particulier lorsqu’ils restent confinés dans la vésicule biliaire.

Lorsqu’ils deviennent symptomatiques, les calculs biliaires peuvent provoquer une douleur aiguë. Cette douleur survient lorsque les calculs migrent de la vésicule biliaire vers le canal cystique, le canal cholédoque ou l’ampoule de Vater, entraînant un blocage. Ce blocage provoque une distension de la vésicule biliaire, déclenchant une douleur appelée colique biliaire.

La douleur est habituellement localisée dans le quadrant supérieur de l’abdomen, souvent du côté droit, sous les côtes. Sa localisation précise peut parfois être difficile à déterminer, en particulier chez les diabétiques et les personnes âgées. La douleur s’intensifie généralement pendant 15 minutes à 1 heure, puis demeure constante pendant jusqu’à 12 heures.

Cette douleur est généralement suffisamment intense pour pousser les personnes à consulter aux urgences. Par la suite, elle s’atténue en 30 à 90 minutes pour laisser place à une douleur sourde. Nausées et vomissements sont fréquents chez les personnes touchées.

Il est important de noter que même un repas lourd peut déclencher une colique biliaire, indépendamment de la teneur en graisses des aliments. Toutefois, les calculs biliaires n’entraînent pas d’éructations ou de ballonnements, et les nausées surviennent exclusivement en cas de colique biliaire.

La plupart des épisodes de colique biliaire disparaissent spontanément, mais dans 20 à 40 % des cas, la douleur réapparaît chaque année, et des complications peuvent survenir. Entre ces épisodes, les personnes se sentent généralement bien.

En cas de persistance de l’obstruction, il peut survenir une inflammation de la vésicule biliaire, appelée cholécystite aiguë. Cette inflammation favorise la prolifération bactérienne, entraînant le risque d’infection. L’inflammation est souvent accompagnée de fièvre.

L’obstruction du canal cholédoque ou de l’ampoule de Vater est plus grave que l’obstruction du canal cystique. L’obstruction des voies biliaires peut provoquer une dilatation de ces canaux et s’accompagner de fièvre, frissons et ictère (coloration jaunâtre anormale de la peau et des yeux). Ces symptômes sont caractéristiques d’une infection grave connue sous le nom de cholangite.

Les bactéries peuvent se propager dans la circulation sanguine, entraînant des infections graves dans d’autres parties du corps (septicémie). De plus, des abcès hépatiques peuvent se former (symptômes).

Les calculs qui obstruent l’ampoule de Vater peuvent également bloquer le canal pancréatique, provoquant une inflammation du pancréas (pancréatite) et des douleurs associées.

Dans les cas les plus graves, l’inflammation liée aux calculs biliaires peut entraîner l’usure de la paroi de la vésicule biliaire, créant une perforation. Cette perforation permet au contenu biliaire de s’écouler dans la cavité abdominale, provoquant une inflammation sévère (péritonite). De plus, un gros calcul biliaire qui pénètre dans l’intestin grêle peut causer une occlusion intestinale, une condition appelée iléus biliaire. Cette complication rare est plus fréquente chez les personnes âgées.

Diagnostic de calculs biliaires

  • Lorsqu’un médecin suspecte la présence de calculs biliaires chez un patient, il se base souvent sur les symptômes typiques de douleur abdominale supérieure due à une distension de la vésicule biliaire. Parfois, les calculs biliaires sont découverts de manière fortuite lors d’examens d’imagerie réalisés pour d’autres raisons. Les méthodes d’imagerie suivantes sont utilisées pour diagnostiquer les calculs biliaires :

    1. Échographie : L’échographie est essentielle pour le diagnostic des calculs biliaires. Dans 95 % des cas, cette technique permet de détecter la présence de calculs dans la vésicule biliaire. Bien qu’elle soit moins fiable pour repérer les calculs dans les voies biliaires, elle peut révéler des signes de dilatation des canaux dus à l’obstruction. Des examens supplémentaires peuvent être nécessaires pour confirmer le diagnostic.
    2. Imagerie par résonance magnétique (IRM) et tomodensitométrie (TDM) : Ces examens d’imagerie peuvent être utilisés pour détecter la présence de calculs dans la vésicule biliaire.
    3. Cholangiopancréatographie par résonance magnétique (CPRM) ou cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) : Ces méthodes sont employées pour repérer des calculs dans les canaux biliaires. La CPRE nécessite l’utilisation d’un endoscope muni d’accessoires chirurgicaux introduit par la bouche, à travers l’œsophage et l’estomac, jusqu’à l’intestin grêle pour accéder aux canaux biliaires. Un produit de contraste est ensuite injecté pour effectuer des radiographies et rechercher des anomalies.
    4. Échographie endoscopique : Si les résultats des examens d’imagerie précédents ne sont pas concluants, une échographie endoscopique peut être réalisée. Elle implique l’utilisation d’un endoscope équipé d’un petit dispositif d’échographie qui est introduit par la bouche pour fournir des images de meilleure qualité de la vésicule biliaire et des canaux biliaires que l’échographie standard.

    En plus des examens d’imagerie, des analyses sanguines sont effectuées pour évaluer la fonction hépatique et vérifier si des dommages sont présents (bilan hépatique). Les résultats de ces analyses sont généralement normaux, sauf en cas d’obstruction des canaux biliaires par les calculs, ce qui peut entraîner une stase de la bile dans le foie (cholestase). Dans ce cas, les résultats des analyses sanguines montrent souvent une augmentation de la bilirubine et de certaines enzymes hépatiques.

3 Techniques qu’utilise la Médecine Moderne pour extraire les Calculs Biliaires

  • Ablation chirurgicale de la vésicule (cholécystectomie)

  • Parfois, médicaments permettant de dissoudre les calculs

  • Parfois, exérèse des calculs biliaires par cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique

Les calculs biliaires asymptomatiques (lithiases biliaires « silencieuses ») n’ont pas besoin de traitement. S’ils sont douloureux, il n’est pas utile de modifier son alimentation (par exemple, un régime pauvre en matières grasses).

 

Pour traiter ces calculs biliaires, la médecine moderne utilise 3 techniques, dont certaines ayant des conséquences graves sur votre santé:

1. les Médicaments (CDCA, UDCA)

Composées de sels biliaires, ces médicaments sont censés dissoudre les calculs au bout de 12 à 24 mois, mais il n’y a aucune garantie …

2. les Ondes Sonores (lithotritie)

Une méthode alternative qui utilise une série d’ondes sonores pour littéralement “pilonner” les calculs biliaires.

Une technique qui s’avère intéressante, mais qui peut entraîner de graves lésions rénales, augmenter la pression artérielle, libérer massivement les toxines encapsulées dans les calculs, ou encore provoquer des hémorragies internes…

3. la Chirurgie (ablation)

Avec une plus de 800 000 ablations de la vésicule biliaire chaque année aux Etats-Unis, soit une opération de l’ordre de 7000 à 9000 euros pour 30 à 45 minutes de colelioscopie, c’est un marché juteux de plus de 6 milliards de dollars dont auraient tort de se priver les professionnels de santé…

Bien sûr, comme toute opération, il y a des risques.

Voici une liste non exhaustive des complications que peuvent occasionner ce type d’intervention :

  • un risque de blessures des canaux biliaires,
  • aucune amélioration des symptômes ayant justifiés cette opération (les calculs étaient présents dans les canaux biliaires et non la vésicule),
  • le déplacement des calculs dans l’intestin grêle et le côlon, ce qui peut provoquer d’importante infection et une toxémie,
  • une ablation totalement inutile suite à une erreur de diagnostique qui présenté des symptômes similaires à une obstruction des voies biliaires (voir photo ci-dessous).

Ablation de la vésicule biliaire totalement obstruée par des calculs biliaires

(Copyright : CHU de Rouen)

 

Mais ce n’est pas tout!

Avez-vous une idée des conséquences d’une ablation de la vésicule biliaire?

Trop peu de médecins le savent et vous avertissent, voici les principaux risques encourus après une ablation de la vésicule biliaire :

  • la digestion partielle des aliments,
  • des symptômes qui persistent (les calculs obstruent les voies biliaires),
  • des calculs qui se multiplient de PLUS en PLUS vite dans les canaux biliaires,
  • un foie qui filtre de MOINS en MOINS et qui n’est plus capable d’assurer pleinement son rôle,
  • une élévation du taux de cholestérol,
  • une augmentation des risques de cancers, d’obésité, de diabète, de maladie rénales et maladies cardiaques…

Pour que votre intestin grêle digère et absorbe les graisses présentes dans votre alimentation, elles doivent être impérativement dissoutes par la bile, auquel cas les graisses non digérées rejoignent le côlon où elles seront en partie décomposées par la flore intestinale, puis évacuées par les selles…

Souvenez-vous, ce sont ces aliments partiellement digérés qui sont à l’origine des :

  • ballonnements,
  • gaz abdominaux persistants (flore intestinale de putréfaction),
  • perte d’appétit,
  • lourdeurs digestives,
  • excès alimentaires,
  • trouble du sommeil,
  • fatigue persistante,
  • obésité…

Même une hygiène de vie irréprochable peut cacher de nombreux calculs bloqué dans votre foie.

 

Calculs dans la vésicule biliaire

Lorsque les calculs biliaires provoquent des douleurs récurrentes, le médecin peut recommander la cholécystectomie, c’est-à-dire l’ablation chirurgicale de la vésicule biliaire. Cette procédure vise à prévenir de futurs épisodes de colique biliaire tout en n’affectant pas la digestion. Aucun régime alimentaire particulier n’est généralement nécessaire après cette intervention. La cholécystectomie peut également être l’occasion pour le chirurgien de rechercher la présence de calculs dans les voies biliaires.

Environ 90 % des cholécystectomies sont effectuées par laparoscopie, utilisant un laparoscope, une sonde flexible à fibres optiques. Cette méthode consiste en de petites incisions dans l’abdomen, par lesquelles le laparoscope et des instruments chirurgicaux sont insérés pour retirer la vésicule biliaire. La cholécystectomie laparoscopique présente des avantages tels qu’un rétablissement plus rapide, un séjour hospitalier plus court et de meilleures cicatrices.

Dans les autres cas, la cholécystectomie est réalisée par chirurgie abdominale plus invasive, nécessitant une incision plus large dans l’abdomen. Bien que cette méthode soit plus invasive, elle demeure sûre et efficace.

Dans certains cas, les calculs biliaires peuvent être dissous à l’aide de médicaments, tels que l’acide ursodéoxycholique, pris par voie orale. Ce traitement peut dissoudre de petits calculs en 6 mois et de plus gros en 1 à 2 ans, bien que certains ne se dissolvent jamais. La dissolution de calculs par des médicaments est plus efficace lorsque les calculs sont principalement composés de cholestérol et que la vésicule biliaire n’est pas obstruée. Cependant, même si les calculs sont dissous avec succès, environ la moitié des personnes développent de nouveaux calculs dans les 5 ans.

Ce traitement est donc limité, utilisé principalement lorsque la chirurgie est considérée comme trop risquée, par exemple chez les personnes atteintes de graves affections médicales. De plus, l’acide ursodéoxycholique peut être prescrit pour prévenir la formation de calculs chez les personnes obèses qui perdent rapidement du poids après une chirurgie bariatrique ou qui suivent un régime très faible en calories.

Calculs dans les voies biliaires

La plupart des calculs présents dans les voies biliaires peuvent être éliminés au moyen de la cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE). Au cours de cette procédure, les médecins introduisent un instrument dans un endoscope pour effectuer une sphinctérotomie endoscopique, qui consiste à couper le sphincter d’Oddi, lequel s’ouvre dans l’intestin grêle.

Parfois, l’extrémité du canal biliaire est également coupée et élargie. Si les calculs ne sont pas évacués naturellement dans l’intestin grêle après cette incision, un cathéter muni d’un petit panier peut être inséré dans l’endoscope pour piéger le calcul et l’extraire du canal. L’élargissement de l’extrémité du canal biliaire crée une ouverture suffisamment large pour permettre le passage éventuel de nouveaux calculs vers l’intestin grêle. Il est important de noter que cette méthode ne peut pas être utilisée pour retirer les calculs situés dans la vésicule biliaire.

La CPRE associée à la sphinctérotomie endoscopique est couronnée de succès dans 90 % des cas, et elle est considérablement plus sécuritaire que la chirurgie abdominale invasive. Le taux de mortalité consécutif à cette intervention est inférieur à 1 %, mais jusqu’à 7 % des patients peuvent éprouver des complications peu après la CPRE avec sphinctérotomie endoscopique, comme des saignements, une inflammation du pancréas (pancréatite), ou une perforation ou une infection des canaux biliaires. Chez certaines personnes, les canaux biliaires peuvent se rétrécir par la suite, ce qui augmente le risque de formation de calculs dans les canaux et de nouvelles obstructions.

Dans la plupart des cas, une fois la CPRE et la sphinctérotomie endoscopique effectuées, la vésicule biliaire est retirée ultérieurement, généralement à l’aide d’un laparoscope. Si la vésicule biliaire est conservée, les calculs qui s’y trouvent peuvent migrer vers les canaux, ce qui peut entraîner des obstructions récurrentes.

Source:
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