Un faible taux de cholestérol pourrait augmenter votre risque d’Alzheimer

Malgré la diabolisation du cholestérol, dont on entend qu’il doit être aussi faible que possible pour prévenir les maladies cardiovasculaires, c’est un composant essentiel pour la santé, et un taux de cholestérol trop bas peut avoir de graves répercussions sur l’organisme.

Le cholestérol est une substance présente non seulement dans votre sang, mais également dans chaque cellule de votre corps, et il est nécessaire à la production des membranes cellulaires, de pratiquement chacune des hormones stéroïdiennes, de la vitamine D et des acides biliaires qui vous aident à digérer les graisses.

 

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Le cholestérol : les bases

Comme le souligne Zoe Harcombe, chercheuse en nutrition spĂ©cialisĂ©e dans les graisses alimentaires, et titulaire d’un doctorat en nutrition appliquĂ©e Ă  la santĂ© publique, « Il est presque impossible d’expliquer Ă  quel point le cholestĂ©rol est vital pour le corps humain. Sans cholestĂ©rol dans l’organisme, vous ne pourriez pas survivre. »

C’est votre foie qui fabrique la majeure partie (environ 80 %) du cholestérol dont votre corps a besoin ce qui, en soit, confirme que vous ne pourriez pas survivre sans cette substance.

Les 20 % restants proviennent de votre alimentation. Cependant, en fonction des individus, 20 à 60 % seulement du cholestérol alimentaire sont absorbés ; si vous en consommez moins, votre corps compense en en fabriquant davantage, et vice-versa.

Comment le cholestérol influe sur la fonction neurologique et le risque de maladies ?

Pour en revenir Ă  la maladie d’Alzheimer, de nombreuses Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© l’importance d’avoir un taux de cholestĂ©rol Ă©levĂ© pour prĂ©venir cette maladie neurodĂ©gĂ©nĂ©rative dĂ©vastatrice.

En 2014, une étude qui a été publiée dans le JAMA Neurology, s’est penchée sur l’impact du taux de cholestérol sur le dépôt de bêta-amyloïdes dans le cerveau de 74 seniors âgés en moyenne de 78 ans.

Trois d’entre eux Ă©taient atteints d’une dĂ©mence lĂ©gère, 33 Ă©taient cliniquement normaux, et 38 prĂ©sentaient des troubles cognitifs lĂ©gers.

Au cours de cette Ă©tude, les chercheurs ont constatĂ© qu’un taux Ă©levĂ© de HDL et un faible taux de LDL Ă©taient associĂ©s Ă  une diminution du risque de formation de plaques amyloĂŻdes dans le cerveau, et ces constatations Ă©taient indĂ©pendantes de l’âge et de la prĂ©sence du gène ApoE4.

Proposition d’une nouvelle thĂ©orie

Sur le même sujet, des chercheurs de l’Institut du cerveau de l’Université Florida Atlantic (FAU), et de l’université Vanderbilt, ont proposé une nouvelle théorie pour expliquer le lien entre le cholestérol, les bêta-amyloïdes et la maladie d’Alzheimer.

L’étude, publiĂ©e dans la revue Neurobiology of Disease (La Neurobiologie des maladies) de juillet 2019, a suivi la localisation et la mobilitĂ© de la protĂ©ine prĂ©curseur de l’amyloĂŻde afin de dĂ©terminer sa fonction dans les neurones.

Le régime cétogène riche en matières grasses protège la santé du cerveau

Voici ce qu’explique Stephanie Seneff dans son article paru en 200914 sur la maladie d’Alzheimer :

« L’ApoE4 est un facteur de risque connu de la maladie d’Alzheimer. L’ApoE4 jouant un rôle essentiel dans le transport du cholestérol et des lipides vers le cerveau, on peut supposer qu’un manque de lipides et de cholestérol dans le cerveau joue un rôle essentiel dans le processus de la maladie.

Au cours d’une Ă©tude remarquable, il a Ă©tĂ© constatĂ© que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer prĂ©sentent une concentration en acides gras libres dans le fluide cĂ©rĂ©bro-spinal six fois plus basse que les individus qui ne sont pas atteints de la maladie.

Parallèlement, il est de plus en plus clair que le cholestĂ©rol est omniprĂ©sent dans le cerveau, et qu’il joue un rĂ´le essentiel tant dans le transport de l’information nerveuse au niveau des synapses, que dans la prĂ©servation des gaines de myĂ©line qui protègent les fibres nerveuses…

Les gaines de myéline doivent être constamment entretenues et restaurées, tout au long de notre vie.

C’est une donnĂ©e que les chercheurs commencent seulement Ă  apprĂ©hender, mais un mauvais Ă©tat des gaines de myĂ©line ainsi qu’une rĂ©duction considĂ©rable de la concentration d’acides gras et de cholestĂ©rol dans le fluide cĂ©rĂ©bro-spinal, sont deux caractĂ©ristiques de la maladie d’Alzheimer qui y sont associĂ©es…

Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© qu’une alimentation extrĂŞmement riche en matières grasses (rĂ©gime cĂ©togène) amĂ©liore les capacitĂ©s cognitives des patients atteints d’Alzheimer.

Ces observations, ainsi que d’autres, m’ont conduite Ă  conclure qu’une alimentation pauvre en matières grasses et les traitements mĂ©dicamenteux Ă  base de statines augmentent tous les deux les prĂ©dispositions Ă  la maladie d’Alzheimer. »

Le régime cétogène est bénéfique pour le cerveau à de nombreux égards :

•Il déclenche la production de cétones — Un régime cétogène cyclique vous aide à passer du mode combustion de glucides au mode combustion de graisses, ce qui pousse votre organisme à produire des cétones qui est une importante source d’énergie (ou de carburant) pour votre cerveau.

Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© qu’elles contribuent aussi Ă  prĂ©venir l’atrophie du cerveau et Ă  attĂ©nuer les symptĂ´mes de la maladie d’Alzheimer.

Elles sont même capables de restaurer et de relancer les fonctions neuronales et nerveuses endommagées dans le cerveau.

•Il améliore la sensibilité à l’insuline — Un régime cétogène cyclique améliore également la sensibilité à l’insuline, qui est un facteur important dans la maladie d’Alzheimer. Le lien entre la sensibilité et la maladie d’Alzheimer est si étroit que la maladie est parfois surnommée le diabète de type 3.

Même une augmentation légère de la glycémie est associée à un risque accru de démence. Le diabète et les maladies cardiovasculaires sont également connus pour augmenter ce risque, et les deux ont pour origine une résistance à l’insuline.

Le lien entre une alimentation riche en sucre et la maladie d’Alzheimer a Ă©galement Ă©tĂ© mis en Ă©vidence au cours d’une Ă©tude longitudinale publiĂ©e dans la revue Diabetologia en janvier 2018.

Près de 5.190 individus ont Ă©tĂ© suivis pendant une dizaine d’annĂ©es, et les rĂ©sultats ont montrĂ© que plus la glycĂ©mie d’un individu est Ă©levĂ©e, plus son dĂ©clin cognitif est rapide.

•Il réduit les dommages provoqués par les radicaux libres et réduit l’inflammation dans le cerveau — Les cétones brûlent non seulement très bien et sont un meilleur carburant pour le cerveau, mais elles génèrent également moins d’espèces réactives de l’oxygène et de radicaux libres.

Le DHA lié aux phospholipides est particulièrement important pour les personnes génétiquement prédisposées à la maladie d’Alzheimer

L’acide docosahexaĂ©noĂŻque (DHA), un acide gras omĂ©ga-3 d’origine marine que l’on trouve dans les poissons gras, l’huile de poisson et l’huile de krill, est un type de matière grasse particulièrement important pour la santĂ© du cerveau et la prĂ©vention de la neurodĂ©gĂ©nĂ©rescence.

Une recherche conduite par Rhonda Patrick, Ph.D., chercheuse en biomédecine spécialisée dans le vieillissement, a mis en évidence les bienfaits du DHA liés aux phospholipides (que l’on trouve par exemple dans l’huile de krill).

Cette étude a aussi montré que cette forme particulière pourrait réduire le risque d’Alzheimer chez les personnes porteuses du gène ApoE4, ce qui représenterait environ un quart de la population.

Le DHA sous forme de phospholipides pourrait être idéal pour les personnes à haut risque

Lorsque le DHA sous forme de triglycérides est métabolisé, la majeure partie se transforme en DHA non-estérifié, tandis que le DHA sous forme de phospholipides est métabolisé principalement en DHA-lysophosphatidylcholine (DHA-lysoPC).

Si ces deux formes sont capables de traverser la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau, la forme phospholipides est à cet égard bien plus efficace.

Selon Rhonda Patrick, les personnes porteuses du gène ApoE4 ont un système de transport du DHA non estérifié défaillant, ce qui pourrait expliquer pourquoi elles ont un risque accru de maladie d’Alzheimer.

La bonne nouvelle, c’est que le DHA-lysoPC est capable de contourner les jonctions serrĂ©es, et donc de circuler plus facilement, et pour les personnes porteuses d’une ou deux variantes du gène ApoE4, prendre du DHA sous forme de phospholipides pourrait donc rĂ©duire plus efficacement leur risque d’Alzheimer.

Les bases de la prévention d’Alzheimer

Le protocole ReCode, du Dr. Dale Bredesen, est l’un des systèmes d’Ă©valuation du risque d’Alzheimer les plus complets qui soient ; il permet d’évaluer 150 facteurs connus pour contribuer Ă  la maladie.

Ce protocole identifie également le sous-type ou la combinaison de sous-types de votre maladie et permet donc d’établir un protocole de traitement efficace.

Voici certaines stratĂ©gies, en matière d’hygiène de vie, dĂ©crites par le Dr. Bredesen et dont je pense qu’elles sont parmi les plus importantes :

Mangez de vrais aliments, idéalement bio — Évitez les aliments transformés quels qu’ils soient, car ils renferment de nombreux ingrédients nocifs pour le cerveau, notamment du sucre raffiné, du fructose transformé, des céréales (en particulier du gluten), des huiles végétales, des ingrédients génétiquement modifiés et des pesticides tels que du glyphosate.

L’idĂ©al est de limiter au maximum votre consommation de sucre ajoutĂ© et de ne pas dĂ©passer 25 grammes de fructose par jour, voire 15 grammes si vous ĂŞtes rĂ©sistant Ă  l’insuline ou Ă  la leptine, ou souffrez de troubles associĂ©s.

Remplacez les glucides raffinés par de bonnes matières grasses — Il est important de comprendre que votre cerveau ne tire que 15 % de son énergie des glucides, qui peuvent facilement être produits par votre foie ; les cétones sont bien plus importantes pour un fonctionnement optimal du cerveau.
Maintenez un taux d’insuline Ă  jeun infĂ©rieur Ă  3 — RĂ©duire votre taux d’insuline contribuera Ă©galement Ă  rĂ©duire votre taux de leptine, qui est un autre facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. Si votre taux d’insuline est Ă©levĂ©, cela signifie que vous consommez sans doute trop de sucre et que vous devez en rĂ©duire votre consommation.
Optimisez votre taux d’acides gras omĂ©ga-3 — Veillez Ă©galement Ă  consommer suffisamment d’acides gras omĂ©ga-3 d’origine animale. IdĂ©alement, faites mesurer votre taux d’omĂ©ga-3 tous les ans pour vĂ©rifier qu’il est dans une fourchette optimale. Votre taux d’omĂ©ga-3 doit ĂŞtre supĂ©rieur Ă  8 % et votre ratio omĂ©ga-3/omĂ©ga-6 doit ĂŞtre compris entre 0,5 et 3.
Optimisez votre flore intestinale — Pour cela, évitez les aliments transformés, les antibiotiques et les produits antibactériens, l’eau fluorée et chlorée, et veillez à consommer des aliments fermentés de façon traditionnelle, et à prendre éventuellement un supplément de probiotiques de bonne qualité.
Pratiquez le jeĂ»ne par intermittence — RĂ©duisez l’intervalle de temps pendant lequel vous prenez vos repas Ă  six Ă  huit heures par jour. Le jeĂ»ne intermittent est un outil puissant pour aider votre corps Ă  se rappeler comment brĂ»ler des graisses, et Ă  rĂ©soudre le problème de la rĂ©sistance Ă  l’insuline et Ă  la leptine, qui est un important facteur contributif de la maladie d’Alzheimer.
Bougez rĂ©gulièrement tout au long de la journĂ©e — L’activitĂ© physique favorise la croissance de l’hippocampe et amĂ©liore la mĂ©moire, et il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© que l’activitĂ© physique pourrait modifier la façon dont la protĂ©ine prĂ©curseur d’amyloĂŻde est mĂ©tabolisĂ©e, ce qui ralentirait l’apparition et la progression de la maladie d’Alzheimer.
Optimisez votre taux de magnésium — Des recherches préliminaires suggèrent fortement qu’une augmentation du taux de magnésium dans le cerveau entraîne une diminution des symptômes de la maladie d’Alzheimer. Gardez à l’esprit que le seul supplément de magnésium capable de traverser la barrière hémato-encéphalique est le thréonate de magnésium.
Optimisez votre taux de vitamine D, idĂ©alement en vous exposant raisonnablement au soleil — Il est essentiel de disposer d’un taux suffisant de vitamine D pour assurer le bon fonctionnement du système immunitaire et combattre l’inflammation associĂ©e Ă  la maladie d’Alzheimer.

Si vous n’avez pas la possibilitĂ© de vous exposer suffisamment au soleil, prenez un supplĂ©ment quotidien de vitamine D3 pour atteindre et conserver un taux sanguin de 60 Ă  80 nanogrammes par millilitre. Ceci Ă©tant dit, il faut savoir qu’il n’y a pas que pour produire de la vitamine D qu’il est important de s’exposer au soleil.

SupplĂ©mentation de curcumine — Une recherche publiĂ©e l’annĂ©e dernière suggère qu’une supplĂ©mentation en curcumine pourrait rĂ©duire votre risque d’Alzheimer en amĂ©liorant le fonctionnement de la mĂ©moire ainsi que la concentration.

L’étude en double-aveugle, contrôlée par placébo et publiée dans l’American Journal of Geriatric Psychiatry, a porté sur 40 adultes âgés de 50 à 90 ans, qui rapportaient de légères pertes de mémoire.

Évitez et éliminez le mercure de votre corps — Les amalgames dentaires sont l’une des plus importantes sources de toxicité aux métaux lourds. Toutefois, vous devez être en parfaite santé avant de les faire retirer.
Évitez et Ă©liminez l’aluminium de votre corps — Les antitranspirants, les ustensiles de cuisine antiadhĂ©sifs et les adjuvants de vaccins sont des sources courantes d’aluminium.
Évitez de vous faire vacciner contre la grippe — La plupart des vaccins contre la grippe contiennent du mercure et de l’aluminium.
Évitez les statines et les mĂ©dicaments anticholinergiques — Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que les mĂ©dicaments qui bloquent l’acĂ©tylcholine, un neurotransmetteur du système nerveux, augmentent le risque de dĂ©mence.

Il s’agit notamment de certains antalgiques Ă  prendre le soir, des antihistaminiques, des somnifères, de certains antidĂ©presseurs, des mĂ©dicaments pour contrĂ´ler l’incontinence et de certains antalgiques narcotiques.

Limitez votre exposition aux radiofréquences sans fil provenant des téléphones portables, des Wi-Fi et des routeurs — Les radiations émises par les téléphones portables et autres technologies sans fil provoquent une production excessive de péroxynitrites, une espèce réactive de l’azote très nocive.

L’augmentation de la production de pĂ©roxynitrites due Ă  l’exposition aux tĂ©lĂ©phones portables endommage les mitochondries, les cellules souches, l’ADN, les membranes cellulaires et les protĂ©ines.

Optimisez votre sommeil — Le sommeil est nécessaire au maintien de l’homéostasie métabolique dans le cerveau. Lorsque vous manquez de sommeil, vos neurones commencent à dégénérer, et rattraper vos heures de sommeil pendant le week-end n’empêchera pas ces dommages.

Il s’agit là très clairement de l’un des domaines les plus importants et pourtant les plus sous-estimés, que de nombreuses personnes négligent dans leur hygiène de vie.

Stimulez votre esprit quotidiennement — La stimulation mentale, en particulier apprendre quelque chose de nouveau, comme Ă  jouer d’un instrument ou apprendre une nouvelle langue, est associĂ©e Ă  une diminution du risque de dĂ©mence et de maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs pensent que les défis intellectuels aident à renforcer le cerveau, et à le rendre moins vulnérable aux lésions associées à la maladie d’Alzheimer.

==> Apprenez Ă  cuisiner Sans Lait / Sans Gluten / Sans Sucre et Beaucoup d’amour !

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