Les tiques vont-elles gagner ?

Les tiques sont trÚs répandues, et si leurs morsures sont parfois inoffensives, elles peuvent dans certains cas transmettre des maladies graves.

On estime que plus de 300.000 personnes contractent chaque annĂ©e la maladie de Lyme – provoquĂ©e par la bactĂ©rie Borrelia burgdorferi, transmise par la morsure de la tique du cerf et de la tique occidentale Ă  pattes noires.

Les tiques sont des créatures discrÚtes qui ont développé un systÚme sophistiqué pour se nourrir du sang des humains.

Tandis que d’autres insectes suceurs de sang, comme les moustiques, piquent, sucent rapidement le sang et repartent, l’objectif d’une tique est de rester accrochĂ©e Ă  votre peau pendant plusieurs jours, et elles ont donc une bouche conçue spĂ©cialement pour cela.

En plus de l’hypostome en forme d’aiguille, qui est couvert de crochets orientĂ©s vers l’arriĂšre, elle est pourvue de deux chĂ©licĂšres, de petites tiges qui lui permettent de faire pĂ©nĂ©trer l’hypostome dans la peau. On ne sent pas la morsure des tiques, et on ne sent rien non plus lorsqu’elles se nourrissent de notre sang.

Leur salive contient en effet des anesthĂ©siants, ainsi que des anticoagulants et des immunosuppresseurs qui facilitent l’alimentation de la tique, et permettent Ă©galement la transmission de maladies telles que la maladie de Lyme.

 

>>Téléchargez librement les 14 signes qui témoignent de parasites dans votre organisme

 

Comment les tiques transmettent-elles des maladies ?

Pour survivre et passer d’un stade de sa vie au suivant (Ɠuf, larve, nymphe et adulte), la tique doit trouver du sang pour se nourrir. Une tique peut vivre ainsi jusqu’à trois ans, bien qu’un grand nombre meurent bien avant, faute d’avoir trouvĂ© un hĂŽte sur lequel se nourrir.

Les tiques attendent sur les feuilles des arbres ou dans l’herbe le passage d’un hĂŽte potentiel, qu’elles dĂ©tectent via sa respiration, ses odeurs corporelles, sa chaleur, l’humiditĂ© qu’il dĂ©gage, les vibrations qu’il provoque, et mĂȘme son ombre.

Si vous vous aventurez trop prĂšs de la cachette d’une tique, elle ‘montera Ă  bord’ et commencera son processus d’attachement, qui peut prendre de quelques minutes Ă  deux heures.

Une tique suçant le sang de son hĂŽte pendant plusieurs jours, elle ingĂšre Ă  cette occasion tout agent pathogĂšne qui s’y trouve. S’agissant de la bactĂ©rie responsable de la maladie de Lyme, les souris Ă  pattes blanches qui en sont porteuses infectent 75 Ă  95 % des larves de tiques qui se nourrissent de leur sang.

Ces pathogĂšnes prĂ©sents dans les tiques peuvent ensuite ĂȘtre transmis Ă  leurs prochains hĂŽtes via la salive qu’elles libĂšrent lorsqu’elles se nourrissent.

Il existe plus de deux douzaines de maladies transmises par les tiques qui peuvent ĂȘtre transmises Ă  l’homme, notamment la fiĂšvre Ă  tiques du Colorado, la fiĂšvre pourprĂ©e des montagnes Rocheuses, la maladie de Powassan et la maladie de Lyme, qui est de plus en plus rĂ©pandue.

Dans la plupart des cas, les morsures de tiques ne provoquent aucun symptÎme, mais il est cependant possible de ressentir une douleur, une brûlure, ou de développer une réaction cutanée.

Si vous prĂ©sentez une rougeur ou une rĂ©action cutanĂ©e au niveau de la morsure d’une tique, cela peut ĂȘtre le signe d’une maladie transmise par une tique, il faut donc vous faire examiner par votre mĂ©decin.

La maladie de Lyme est souvent associĂ©e Ă  une Ă©ruption cutanĂ©e typique, en « Ɠil de bƓuf », mais elle n’apparait que chez 50 % environ des personnes infectĂ©es, l’absence de rĂ©action n’exclut donc pas la possibilitĂ© d’une morsure de tique.

La maladie de Lyme progresse

Si seule la tique du cerf transmet la maladie de Lyme, des cas ont aujourd’hui Ă©tĂ© signalĂ©s dans la moitiĂ© des comtĂ©s des 48 Ă©tats du continent amĂ©ricain.

La maladie de Lyme est la maladie Ă  transmission vectorielle la plus courante aux États-Unis d’aprĂšs le centre amĂ©ricain de contrĂŽle et de prĂ©vention des maladies (CDC), 95 % des cas confirmĂ©s en 2015 ayant Ă©tĂ© observĂ©s dans l’un des 14 Ă©tats suivants :

Connecticut Delaware Maine
Maryland Massachusetts Minnesota
New Hampshire New Jersey New York
Pennsylvanie Rhode Island Vermont
Virginie Wisconsin

D’aprĂšs la SociĂ©tĂ© internationale de la maladie de Lyme et des maladies associĂ©es (ILADS), depuis le dĂ©but de la surveillance, en 1982, le nombre de cas rapportĂ©s de maladie de Lyme a Ă©tĂ© multipliĂ© par presque 25. La maladie s’étend Ă©galement gĂ©ographiquement.

Plus une tique reste accrochĂ©e longtemps, plus les risques de transmission d’un agent infectieux sont Ă©levĂ©s. Dans la plupart des cas, la maladie est transmise par de jeunes nymphes plutĂŽt que par des tiques adultes, simplement parce que les nymphes sont plus petites et donc moins susceptibles d’ĂȘtre repĂ©rĂ©es et Ă©liminĂ©es.

D’aprĂšs le CDC, la tique doit gĂ©nĂ©ralement rester accrochĂ©e au minimum 36 Ă  48 heures pour transmettre la bactĂ©rie responsable de la maladie de Lyme, mais l’ILADS souligne qu’il est possible d’ĂȘtre infectĂ© en moins de 24 heures.

De nombreux patients atteints de la maladie ne se souviennent mĂȘme pas avoir Ă©tĂ© mordus par une tique et, d’aprĂšs le Dr. Dietrich Klinghardt – l’un des plus Ă©minents spĂ©cialistes de la maladie de Lyme – la bactĂ©rie responsable de la maladie peut Ă©galement ĂȘtre transmise par d’autres insectes piqueurs ou suceurs de sang, notamment les moustiques, les araignĂ©es, les puces et les mites.

Le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme posent de nombreux problĂšmes

La maladie de Lyme se manifeste gĂ©nĂ©ralement en premier lieu par un Ă©tat de fatigue, de la fiĂšvre, des maux de tĂȘte et des douleurs articulaires ou musculaires. Elle peut ensuite provoquer des spasmes musculaires, une perte de coordination motrice, une paralysie intermittente, une mĂ©ningite, et mĂȘme des problĂšmes cardiaques.

Il est essentiel de la traiter le plus rapidement possible pour Ă©viter les complications, mais il n’existe aucun test fiable pour la diagnostiquer.

D’aprĂšs l’ILADS, jusqu’Ă  50 % des patients testĂ©s pour la maladie de Lyme prĂ©sentent des rĂ©sultats nĂ©gatifs, et un patient consulte en moyenne cinq mĂ©decins sur une pĂ©riode de presque deux ans avant que le diagnostic ne soit posĂ©. Nombre d’entre eux se voient dire que leur maladie « est psychologique » avant de recevoir enfin de l’aide.

L’une des raisons pour lesquelles l’analyse de sang est un indicateur peu fiable de l’infection, c’est que la spirochĂšte responsable de la maladie de Lyme (une cousine de la spirochĂšte responsable de la syphilis) est capable d’infecter les globules blancs.

Les tests de laboratoire s’appuient sur le fonctionnement normal des globules blanc, et mesurent leur production d’anticorps. Or, si vos globules blancs sont infectĂ©s, ils ne rĂ©agissent pas correctement Ă  une infection.

Pour que les tests soient utiles, vous devez d’abord recevoir un traitement. Ce n’est que lorsque votre systĂšme immunitaire commence Ă  rĂ©agir normalement que les anticorps apparaissent sur les rĂ©sultats d’une analyse de sang.

C’est ce que l’on appelle le « paradoxe de Lyme » – il faut d’abord ĂȘtre traitĂ© pour qu’un diagnostic correct puisse ĂȘtre posĂ©. Il existe Ă©galement une controverse problĂ©matique quant au fait de savoir si la maladie de Lyme est une maladie chronique.

L’IDSA (Infectious Diseases Society of America – sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine des maladies infectieuses) a longtemps recommandĂ© un traitement court par antibiotiques, bien que de nombreux patients ne soient pas guĂ©ris en fin de traitement, ou rechutent rapidement. À cause des recommandations de l’IDSA, les compagnies d’assurance maladie ne remboursent gĂ©nĂ©ralement pas les traitements prolongĂ©s.

Les traitements naturels contre la maladie de Lyme

Les antibiotiques sont souvent inefficaces contre la maladie de Lyme, et risquent de gravement perturber vos bactĂ©ries intestinales et d’augmenter le risque de dĂ©velopper des infections rĂ©sistantes aux antibiotiques, en particulier s’ils sont pris sur le long terme.

Je recommande d’essayer d’abord des mĂ©thodes naturelles, telles que la gamme d’antimicrobiens vĂ©gĂ©taux de Nutramedix, recommandĂ©e par l’un des plus Ă©minents spĂ©cialistes des mĂ©decines alternatives, le Dr. Lee Cowden.

La caractĂ©ristique la plus intĂ©ressante de ce traitement naturel contre la maladie de Lyme, souvent dĂ©signĂ© comme le « Protocole Cowden », est son utilisation successive de plusieurs antimicrobiens vĂ©gĂ©taux diffĂ©rents, qui Ă©vite que les bactĂ©ries n’y deviennent rĂ©sistantes.

Le tableau suivant présente également plusieurs compléments alimentaires, que les personnes ayant opté pour des méthodes naturelles ont trouvés efficaces dans le traitement de la maladie de Lyme.

Les probiotiques, pour renforcer le systĂšme immunitaire et restaurer la flore microbienne lors, et aprĂšs un traitement par antibiotiques La curcumine aide Ă  rĂ©duire les toxines neurologiques et l’ƓdĂšme cĂ©rĂ©bral
L’astaxanthine neutralise les toxines, amĂ©liore la vue et soulage les douleurs articulaires, courantes dans la maladie de Lyme Le concentrĂ© de protĂ©ines de lactosĂ©rum peut apporter des Ă©lĂ©ments nutritifs, dont manquent souvent les personnes atteintes de la maladie de Lyme, qui se sentent trop mal pour manger correctement
L’extrait de pĂ©pins de pamplemousse peut aider Ă  traiter la forme kystique de la Borrelia L’huile de krill, pour rĂ©duire l’inflammation
La coriandre, comme chélateur naturel des métaux lourds La serrapeptase aide à rompre les biofilms
Le resvĂ©ratrol peut traiter la Bartonellose, qui est une co-infection, et contribuer Ă©galement Ă  la dĂ©toxification Le GABA et la mĂ©latonine pour lutter contre l’insomnie
Andrographis et Artémisinine, deux plantes qui peuvent aider à traiter la Babésiose, une co-infection courante Le CoQ10 qui favorise la santé cardiaque, soulage les douleurs musculaires et atténue la confusion mentale
La quercĂ©tine rĂ©duit le taux d’histamine (souvent Ă©levĂ© en cas de maladie de Lyme) Les facteurs de transfert peuvent contribuer Ă  renforcer le systĂšme immunitaire

Le Dr. Klinghardt a Ă©galement Ă©tabli un protocole de traitement de la maladie de Lyme qui peut vous aider Ă  soigner l’infection. Ce protocole est expliquĂ© en dĂ©tail sur son site internet, mais en voici les bases, pour vous en donner une idĂ©e :

1.Évaluez tous les facteurs externes, et intervenez pour les modifier si nĂ©cessaire. Ces facteurs comprennent les moisissures, les champs Ă©lectromagnĂ©tiques, la pollution Ă©lectromagnĂ©tique et les rayonnements micro-ondes provenant des technologies sans fil. Le Dr. Klinghardt conseille de protĂ©ger votre habitation avec une peinture YShield (peinture graphite) afin de rĂ©duire les radiations micro-ondes provenant de l’extĂ©rieur.

Pour les rideaux, on utilise un tissu enduit d’argent. Il est conseillĂ© aux patients de dĂ©brancher tous les fusibles le soir et d’éliminer tous les tĂ©lĂ©phones sans fil jusqu’à ce qu’ils soient guĂ©ris.

2.GĂ©rez le stress et les problĂšmes Ă©motionnels. Des outils de psychologie Ă©nergĂ©tique, tels que la Technique de LibĂ©ration Émotionnelle (EFT), peuvent ĂȘtre efficaces pour traiter les composantes Ă©motionnelles de la maladie de Lyme.

3.Traitez les infections parasitaires, bactĂ©riennes et virales. Les parasites doivent ĂȘtre traitĂ©s en premier lieu, suivis des bactĂ©ries et enfin des virus.

Le Dr. Klinghardt utilise un cocktail antimicrobien composĂ© d’armoise, de vitamine C, de phospholipides et de diffĂ©rentes plantes. Les infections virales sont traitĂ©es grĂące Ă  la ‘Viressence’, de la marque BioPure, une teinture de plantes amĂ©rindiennes.

4.Traitez les autres facteurs d’hygiĂšne de vie. DĂ©terminez vos besoins en supplĂ©ments (antioxydants) pour traiter vos carences nutritionnelles.

Comment Ă©viter les morsures de tiques ?

Si vous vous aventurez dans un espace naturel susceptible d’abriter des tiques, les prĂ©cautions suivantes peuvent vous aider Ă  Ă©viter leurs morsures :

Dans les zones infestĂ©es de tiques, Ă©vitez le contact avec le sol, les tas de feuilles mortes et la vĂ©gĂ©tation. Portez des vĂȘtements clairs coupĂ©s dans des tissus Ă  tissage serrĂ©, afin de repĂ©rer les tiques plus facilement.
Portez des chaussures fermĂ©es, un pantalon et une chemise Ă  manches longues. Rentrez le bas de votre pantalon dans vos chaussettes ou vos bottes, et votre chemise dans votre pantalon. VĂ©rifiez frĂ©quemment la prĂ©sence Ă©ventuelle de tiques sur vos vĂȘtements et sur toute partie exposĂ©e de votre peau lorsque vous ĂȘtes Ă  l’extĂ©rieur, et vĂ©rifiez Ă  nouveau lorsque vous rentrez.
Marchez au centre des sentiers. Restez sur des sentiers dĂ©gagĂ©s et rĂ©guliĂšrement frĂ©quentĂ©s. Évitez tout contact avec la vĂ©gĂ©tation.
Évitez de vous asseoir par terre ou sur des murs en pierre. Attachez vos cheveux s’ils sont longs, en particulier lorsque vous jardinez.

Web-conférenceVoir tout

Guide gratuitVoir tout

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.