Les ingrĂ©dients cachĂ©s et nocifs de l’alimentation conventionnelle

Je prĂ©conise depuis de nombreuses annĂ©es d’adopter une alimentation bio pour maximiser sa santĂ©, Ă©viter de nombreux problĂšmes de santĂ© et contribuer Ă  protĂ©ger l’environnement.

Consommer des aliments bio rĂ©duit votre exposition aux pesticides, aux herbicides et aux dangereux organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s (OGM), c’est-Ă -dire pratiquement tous les aliments non bio, qui ne sont gĂ©nĂ©ralement pas signalĂ©s comme tels.

En plus de contribuer Ă  protĂ©ger l’environnement et Ă  lutter contre le changement climatique, manger bio permet Ă©galement d’agir pour le bien-ĂȘtre animal, de soutenir l’agriculture durable et les agriculteurs qui la pratiquent.

Un puissant documentaire paru rĂ©cemment, intitulĂ© « Secrets IngrĂ©dients » (« Les ingrĂ©dients secrets ») a suivi les vies de plusieurs familles qui soupçonnaient que leurs problĂšmes de santĂ© Ă©taient provoquĂ©s par leur alimentation conventionnelle, et ont dĂ©cidĂ© d’adopter une alimentation bio, exempte d’organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s (OGM) et de produits chimiques.

Les rĂ©tablissements spectaculaires de personnes souffrant de troubles tels que douleurs chroniques, asthme, troubles du spectre de l’autisme et problĂšmes de stĂ©rilitĂ©, sont vĂ©ritablement Ă©difiants, et devraient convaincre chacun de nous d’adopter une alimentation bio.

 

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L’histoire d’une famille

« Secret Ingredients » dĂ©bute avec l’histoire de Kathleen DiChiara et de sa famille. Kathleen Ă©tait une triathlĂšte jusqu’Ă  ce qu’elle se rĂ©veille un matin, alors qu’elle Ă©tait ĂągĂ©e d’une trentaine d’annĂ©es, avec une soudaine neuropathie.

AprĂšs une intervention chirurgicale qui n’a donnĂ© aucun rĂ©sultat, Kathleen a souffert de paralysies, du syndrome de douleur chronique, du syndrome de l’intestin irritable (SII), de fibromyalgie et du syndrome de douleur myofasciale, et s’est trouvĂ©e tellement invalidĂ©e qu’elle a dĂ» stopper sa carriĂšre.

Alors qu’elle se battait contre la soudaine apparition de ces troubles invalidants, le fils ainĂ© de Kathleen Ă©tait diagnostiquĂ© Ă  un Ăąge prĂ©coce d’un trouble envahissant du dĂ©veloppement (TED) – un trouble du spectre de l’autisme.

Le TED comprenait un trouble du traitement sensoriel, des troubles digestifs, un trouble du langage et un mutisme sélectif, explique Kathleen DiChiara.

Le reportage montre un petit garçon actif mais incapable de communiquer avec des mots, qui pointe du doigt et Ă©met des grognements pour exprimer ce qu’il pense et ce qu’il veut.

Le second fils de Kathleen DiChiara, Camden, né peu de temps aprÚs, souffre également de graves problÚmes de santé.

Il est né avec un asthme si sévÚre que la famille a dû louer un nébuliseur, un appareil qui transforme un médicament liquide en aérosol, afin de pouvoir traiter ses crises fréquentes.

Camden souffrait Ă©galement de graves ballonnements, de constipation, de sautes d’humeur, d’irritabilitĂ© et d’éruptions cutanĂ©es.

Les malheurs d’autres familles mĂšnent Ă  une prise de conscience

Les malheurs de la famille DiChiara ont continuĂ©. Le troisiĂšme fils de la famille, Treyson, est nĂ© avec de graves irritations cutanĂ©es, de l’eczĂ©ma et diffĂ©rentes allergies. Les irritations et l’inflammation qui touchaient l’arriĂšre de ses genoux Ă©taient si sĂ©vĂšres qu’elles provoquaient des saignements.

En plus de ses propres problĂšmes et des troubles qui touchaient ses trois fils, son mari Stephen a Ă©galement dĂ©veloppĂ© des troubles de santĂ© chronique ; on lui a notamment diagnostiquĂ©, alors qu’il avait une quarantaine d’annĂ©es, une gynĂ©comastie, qui est une tumeur mammaire bĂ©nigne.

Kathleen DiChiara a alors commencĂ© Ă  soupçonner que ce flĂ©au de maladies chroniques pourrait ĂȘtre en partie dĂ» Ă  l’alimentation de sa famille. Elle a Ă©galement pris conscience de la futilitĂ© de leur saine hygiĂšne de vie, si celle-ci Ă©tait sapĂ©e par une alimentation toxique.

Elle a par ailleurs constatĂ© que de nombreux autres parents et enfants de son entourage souffraient des mĂȘmes types de problĂšmes de santĂ© chroniques, en dĂ©pit de leurs efforts pour avoir une bonne hygiĂšne de vie, et en dĂ©pit du fait qu’ils pensaient avoir une alimentation Ă©quilibrĂ©e.

Elle a alors décidé de rechercher les causes possibles des nombreux problÚmes de santé de sa famille, et a commencé à étudier assidûment la nutrition holistique, pour finalement devenir nutritionniste spécialisée en diagnostic fonctionnel.

En raison de la gravitĂ© des troubles de son fils ainĂ©, Kathleen DiChiara a concentrĂ© ses recherches sur la biochimie de l’autisme, et sur la façon dont les produits chimiques prĂ©sents dans les aliments se dĂ©composent dans l’organisme.

Elle explique que « c’est l’autisme qui m’a enseignĂ© le plus de choses sur les systĂšmes humains et sur leurs interactions avec les aliments. »

Des Ă©lĂ©ments qui expliquent l’épidĂ©mie d’autisme

Nous sommes presque tous conscients aujourd’hui de l’existence d’une Ă©pidĂ©mie d’autisme. Lorsque j’étais Ă©tudiant en mĂ©decine, il y a plus de 30 ans, l’incidence de l’autisme était de 1 pour 10.000, alors qu’elle est aujourd’hui de 1 pour 59, selon les statistiques du CDC. Ces chiffres choquants ne concernent pas uniquement les États-Unis.

D’aprĂšs moi, il existe de nombreux facteurs potentiels, et certains facteurs interactifs, qui contribuent Ă  cette hausse vertigineuse du trouble du spectre de l’autisme.

Il s’agit notamment des adjuvants prĂ©sents dans les vaccins, en particulier lorsqu’ils sont associĂ©s Ă  des prĂ©dispositions gĂ©nĂ©tiques, de toxines microbiennes telles que les moisissures, des carences prĂ©natales en vitamine D, et mĂȘme de l’exposition aux champs Ă©lectromagnĂ©tiques (EMF).

Cependant, les premiers facteurs potentiels de cette liste pourraient bien ĂȘtre les OGM et les produits chimiques utilisĂ©s pour les cultiver, tels que le glyphosate, les pesticides, les fongicides et les engrais, ainsi que les substances chimiques qui se cachent dans les biosolides, aujourd’hui largement employĂ©s dans les cultures alimentaires.

Des explications aux troubles hormonaux

Plusieurs parents qui apparaissent dans le documentaire « Secret Ingredients » souffraient de troubles hormonaux, et la plupart d’entre eux ont vu leurs problĂšmes nettement attĂ©nuĂ©s aprĂšs qu’ils aient adoptĂ© une alimentation biologique. Mia, par exemple, qui avait subi deux fausses-couches, a pu donner naissance Ă  un bĂ©bĂ© en pleine forme aprĂšs avoir adoptĂ© une alimentation bio.

Les troubles hormonaux dont souffrent les personnes dans ce documentaire (la gynĂ©comastie du mari de Kathleen DiChiara, et une petite fille dont la poitrine s’est dĂ©veloppĂ©e alors qu’elle n’avait que 8 ans) ne sont pas Ă©tonnants au vu des produits chimiques utilisĂ©s dans la production des aliments conventionnels.

Un article paru en 2018 dans la revue Food and Chemical Toxicology confirme le lien existant entre le cancer du sein et le glyphosate, substance largement utilisée et connue sous le nom de Roundup :

« De prĂ©cĂ©dentes Ă©tudes ont montrĂ© que le glyphosate stimule le dĂ©veloppement des cellules cancĂ©reuses du sein via les rĂ©cepteurs d’ƓstrogĂšnes.

La prĂ©sente Ă©tude a portĂ© sur les effets du glyphosate sur la voie de signalisation des ƓstrogĂšnes, qui intervient dans l’initiation de la croissance cellulaire du cholangiocarcinome (CCA)…

Les effets du glyphosate sur la croissance cellulaire, sur le cycle cellulaire et sur les voies de signalisation molĂ©culaires ont Ă©tĂ© mesurĂ©s. Les rĂ©sultats ont montrĂ© que les cellules humaines du CCA expriment les rĂ©cepteurs alpha des ƓstrogĂšnes…

Les donnĂ©es de cette Ă©tude indiquent que le glyphosate peut induire la croissance cellulaire dans les cellules ERα positives du CCA via la voie de signalisation non gĂ©nomique rĂ©cepteur des ƓstrogĂšnes/ERK 1/2. »

En 2018, la revue Clinical Nutrition ESPEN a rapportĂ© que le glyphosate, herbicide frĂ©quemment utilisĂ©, inhibe « l’aromatase qui transforme les androgĂšnes en ƓstrogĂšnes ».

La revue indique que l’une des autres perturbations endocriniennes provoquĂ©es par le glyphosate, « l’Ă©puisement des androgĂšnes et des ƓstrogĂšnes, explique de façon cohĂ©rente l’asymĂ©trie et la dĂ©connexion de la substance blanche constatĂ©es dans l’autisme ».

Dites non au glyphosate

Certains d’entre vous ĂȘtes peut-ĂȘtre trop jeunes pour vous rappeler du scandale du DDT, un insecticide organochlorĂ© qui Ă©tait largement employĂ© sur les cultures aux États-Unis, jusqu’Ă  ce que ses effets mortels sur les animaux et l’environnement soient rĂ©vĂ©lĂ©s, ce qui a entrainĂ© son interdiction.

Le glyphosate, que les OGM sont conçus pour supporter, est le ‘nouveau DDT’ de notre Ă©poque, et lorsque l’ampleur des effets de sa toxicitĂ© sera connue, j’espĂšre qu’il sera Ă©galement interdit.

Ainsi qu’il est soulignĂ© dans le documentaire, les fabricants de produits chimiques tels que Monsanto fabriquent Ă©galement des plantes qui rĂ©sistent au poison que reprĂ©sente le glyphosate, afin de pouvoir en vendre davantage.

Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que le glyphosate est associĂ© Ă  l’autisme, Ă  des troubles endocriniens et Ă  des problĂšmes de stĂ©rilitĂ©, ainsi qu’à des troubles digestifs, Ă  des allergies, etc., des troubles dont un bon nombre sont dĂ©crits dans le documentaire « Secret Ingredients ».

Il perturbe le microbiote humain, explique le Dr. David Perlmutter, neurologue, ce qui peut avoir des effets sur le cerveau, l’humeur, le systùme immunitaire et le poids corporel.

Le glyphosate a Ă©tĂ© utilisĂ© tellement Ă  tort et Ă  travers, que cela en a anĂ©anti son utilitĂ© premiĂšre, explique dans le documentaire Jeffrey M. Smith, fondateur de l’Institut pour une technologie responsable.

Aujourd’hui, plus de 120 millions d’hectares sont couverts de mauvaises herbes rĂ©sistantes aux dĂ©sherbants, ce qui pousse les agriculteurs Ă  utiliser encore plus de glyphosate, ainsi que d’autres dĂ©sherbants encore plus toxiques, explique M. Smith.

Glyphosate et Ă©puisement des nutriments

Le glyphosate Ă©puise d’importants nutriments prĂ©sents dans le corps humain, et les rend inutilisables, ce qui pourrait expliquer son lien avec tellement de maladies. Voici ce qui est indiquĂ© dans un article paru en 2015 dans la revue Surgical Neurology :

« Le manganĂšse (Mn) est un nutriment important mais souvent nĂ©gligĂ©, qui est indispensable, en petites quantitĂ©s, Ă  l’exĂ©cution de multiples fonctions essentielles du corps.

Une récente étude menée sur des vaches nourries avec une alimentation à base de produits OGM résistants au Roundup, a révélé une diminution importante du manganÚse sérique.

Il a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que le glyphosate, l’ingrĂ©dient actif du Roundup, rĂ©duit considĂ©rablement le taux de manganĂšse des plantes.

Nous nous intĂ©ressons ici Ă  l’impact du Mn sur la physiologie, et son association avec la dysbiose intestinale ainsi qu’avec des neuropathies telles que l’autisme, la maladie d’Alzheimer (MA), la dĂ©pression, les troubles anxieux, la maladie de Parkinson (MP), et les maladies Ă  prions.

La surexpression du glutamate dans le cerveau, associĂ©e Ă  l’autisme, Ă  la MA et Ă  d’autres maladies neurologiques, peut ĂȘtre expliquĂ©e par une carence en Mn.

La superoxyde dismutase Ă  Mn protĂšge les mitochondries des dommages oxydatifs, et les dysfonctionnements mitochondriaux sont une caractĂ©ristique essentielle de l’autisme et de la maladie d’Alzheimer.

La synthĂšse du sulfate de chondroĂŻtine dĂ©pend du manganĂšse, et une carence peut conduire au dĂ©veloppement de l’ostĂ©oporose et de l’ostĂ©omalacie.

Les lactobacillus, dont les rĂ©serves sont appauvries chez les personnes atteintes d’autisme, dĂ©pendent essentiellement du Mn pour exercer leur protection antioxydante.

Les probiotiques Ă  base de lactobacillus peuvent aider Ă  traiter l’anxiĂ©tĂ©, qui est une comorbiditĂ© liĂ©e Ă  l’autisme et au syndrome de fatigue chronique.

Une diminution des lactobacillus dans les intestins entraine une prolifération des salmonelles, des bactéries pathogÚnes résistantes à la toxicité du glyphosate, et le Mn joue également un rÎle à cet égard.

La motilitĂ© des spermatozoĂŻdes dĂ©pend du Mn, et cela pourrait expliquer en partie l’augmentation du taux de stĂ©rilitĂ© et de malformations congĂ©nitales. »

Le glyphosate : un cancérogÚne probable

En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation Mondiale de la SantĂ©, a reclassifiĂ© le glyphosate comme cancĂ©rogĂšne probable pour l’homme, et depuis cette date, des dĂ©couvertes inquiĂ©tantes continuent d’ĂȘtre rapportĂ©es.

Cependant, les problĂšmes rencontrĂ©s pour rĂ©vĂ©ler ses vĂ©ritables dangers sont les mĂȘmes que ceux rencontrĂ©s avec l’industrie pharmaceutiques et d’autres industries influentes.

La « recherche » est financée par les entreprises qui fabriquent les produits, les chercheurs reçoivent de grosses sommes pour défendre leur innocuité, et les études qui les incriminent sont étouffées.

Un dénouement heureux pour la famille DiChiara

AprĂšs six mois de rĂ©gime bio, et aprĂšs avoir Ă©liminĂ© de son alimentation tous les pesticides, produits chimiques et OGM, l’Ă©tat de santĂ© de la famille DiChiara s’est rapidement amĂ©liorĂ©.

« En l’espace de quelques semaines, nous avons remarquĂ© des changements importants, et tous nos symptĂŽmes se sont attĂ©nuĂ©s », explique Kathleen DiChiara en Ă©voquant le passage de sa famille Ă  une alimentation bio.

« Cela a Ă©tĂ© rapide, en comparaison de la durĂ©e de nos souffrances », dit-elle. AprĂšs six mois, les troubles et affections de la famille ont pratiquement disparu. Nous « sortons de l’expĂ©rience humaine », dit Kathleen DiChiara avec Ă©nergie.

D’autres familles et enfants qui apparaissent dans le documentaire ont Ă©galement obtenu des rĂ©sultats miraculeux aprĂšs avoir optĂ© pour le bio, et Ă©liminĂ© les toxines de leur alimentation.

Cependant, les aliments toxiques sont partout, et ils sont finalement une norme.

« Il est difficile d’imaginer que des aliments qui ont l’air si appĂ©tissants et qui sont si bons peuvent ĂȘtre mauvais pour la santĂ© », conclut pensivement Kathleen DiChiara Ă  la fin du documentaire, ajoutant que mĂȘme si les aliments bio sont lĂ©gĂšrement plus chers, ils reviennent bien moins cher que les traitements contre les maladies chroniques que provoquent les aliments toxiques.

 

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