Les aliments transformés responsables de cancers et de décÚs prématurés

Prise de poids et obésité sont des problÚmes de santé courants et coûteux, qui augmentent les risques de maladies cardio-vasculaires, de diabÚte de type 2 et de cancer, pour ne citer que quelques exemples.

D’aprĂšs les donnĂ©es les plus rĂ©centes,1aux États-Unis, 18,5 % des enfants et prĂšs de 40 % des adultes sont aujourd’hui obĂšses, pas seulement en surpoids.

Cela représente une augmentation considérable par rapport aux chiffres de 1999/2000, alors que moins de 14 % des enfants et 30,5 % des adultes étaient obÚses.

La recherche a Ă©tabli un lien entre l’augmentation du tour de taille des individus et diffĂ©rents Ă©lĂ©ments, notamment les aliments transformĂ©s, les sodas et les alimentations riches en glucides.

Des risques accrus de maladies cardiovasculaires et de cancers font partie des risques associés à la graisse abdominale chez les adultes vieillissants.

 

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Les enfants de la gĂ©nĂ©ration Y plus exposĂ©s que leurs parents aux cancers liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ©

Tout comme le taux d’obĂ©sitĂ©, les problĂšmes de santĂ© associĂ©s, y compris le cancer, sont en hausse.

D’aprĂšs un rapport sur le fardeau mondial du cancer, publiĂ© en 2014, l’obĂ©sitĂ© est responsable d’environ 500.000 cas de cancers par an dans le monde, et ce chiffre risque d’augmenter encore dans les prochaines dĂ©cennies.

Les changements dans le mode d’alimentation, responsables de l’épidĂ©mie d’obĂ©sitĂ©

Des Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© Ă  maintes reprises que lorsque les personnes passent d’une alimentation traditionnelle Ă  base d’aliments entiers, Ă  une alimentation Ă  base d’aliments transformĂ©s (qui sont riches en farines et en sucres raffinĂ©s, et en huiles vĂ©gĂ©tales nocives), les maladies suivent inĂ©vitablement.

Voici quelques statistiques rĂ©vĂ©latrices. Vous en saurez plus en consultant l’article du 8 juin 2017 de Kris Gunnar, chercheur en nutrition, qui prĂ©sente 11 graphiques illustrant « ce qui ne va pas dans l’alimentation moderne ».

Au cours des 200 derniĂšres annĂ©es, la consommation de sucre est passĂ©e de 2 Ă  152 livres par an. Si, d’aprĂšs les conseils que reçoivent les amĂ©ricains, le sucre ne devrait reprĂ©senter que 10 % de leur apport calorique, soit environ 13 cuillĂšres Ă  cafĂ© par jour pour un apport total de 2.000 calories, la consommation moyenne est de 42,5 cuillĂšres Ă  cafĂ© par jour.

Il faut savoir qu’un objectif de 10 % est presque impossible Ă  tenir si votre alimentation est basĂ©e sur des aliments transformĂ©s.

La recherche montre que 7,5 % seulement de la population amĂ©ricaine, c’est-Ă -dire les personnes qui consomment le moins d’aliments transformĂ©s, suivent les recommandations diĂ©tĂ©tiques qui prĂ©conisent que le sucre doit constituer un maximum de 10 % de l’apport calorique journalier.

Pour brĂ»ler les calories apportĂ©es par un seul soda de 33 cl, il faut marcher d’un bon pas pendant 35 minutes. Pour brĂ»ler les calories d’une part de tarte aux pommes, il faudrait une marche de 75 minutes.
Les Ă©tudes montrent que la consommation de sodas et de jus de fruits est particuliĂšrement nocive, et qu’une portion quotidienne de ces boissons augmente le risque d’obĂ©sitĂ© d’un enfant de 60 %.

La recherche a Ă©galement montrĂ© que globalement, une alimentation riche en glucides raffinĂ©s est aussi dangereuse que le tabagisme, augmentant jusqu’à 49 % votre risque de cancer du poumon.

D’aprĂšs Stephan Guyenet, Ph.D., qui Ă©tudie la neuroscience de l’obĂ©sitĂ©, l’apport calorique quotidien a augmentĂ© de 425 calories en moyenne entre 1970 et 2009, ce qui reprĂ©sente une augmentation de 20 %.

Cette augmentation est en grande partie due Ă  l’augmentation de la consommation de sucre et d’aliments transformĂ©s, ainsi qu’aux publicitĂ©s pour la malbouffe, qui ciblent les enfants.

Les huiles végétales transformées, qui sont riches en acides gras oméga-6 oxydés, sont un autre facteur important qui contribue aux problÚmes de santé chroniques.

Avec le sucre, les huiles vĂ©gĂ©tales font partie des ingrĂ©dients de base des aliments transformĂ©s, et c’est une autre des raisons pour lesquelles ces aliments sont associĂ©s Ă  des taux accrus de maladies cardiovasculaires et d’autres maladies.

Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que l’huile de soja, qui est la matiĂšre grasse la plus consommĂ©e aux États-Unis, joue Ă©galement un rĂŽle important dans l’obĂ©sitĂ© et le diabĂšte, puisqu’elle active vĂ©ritablement les gĂšnes impliquĂ©s dans l’obĂ©sitĂ©. Etonnement, il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que l’huile de soja est plus obĂ©sogĂšne que le fructose !

« Les alimentations Ă  base d’aliments ultra-transformĂ©s favorisent les excĂšs d’apports caloriques et la prise de poids », a conclu une rĂ©cente recherche, montrant que lorsque des personnes sont autorisĂ©es Ă  manger autant d’aliments ultra-transformĂ©s ou d’aliments non transformĂ©s qu’elles le souhaitent, leur apport Ă©nergĂ©tique est bien plus important lorsqu’elles consomment des plats transformĂ©s.

En deux semaines seulement, les participants ont pris entre 0,3 et 0,8 kilos en suivant le rĂ©gime ‘ultra-transformé’, et perdu 0,3 Ă  1,1 kilos en consommant des aliments non transformĂ©s.

Les aliments ultra-transformés sont devenus une norme, tout comme les maladies chroniques

Malheureusement, la population consomme non seulement une majoritĂ© d’aliments transformĂ©s, mais 60 % de ces aliments sont mĂȘme ultra-transformĂ©s — des produits qui se situent Ă  l’extrĂȘme du spectre des aliments « considĂ©rablement modifiĂ©s », du type de ceux que l’on peut acheter par exemple dans une station essence.

Les pays dĂ©veloppĂ©s en gĂ©nĂ©ral consomment des quantitĂ©s considĂ©rables d’aliments transformĂ©s, et les statistiques sur les maladies rĂ©vĂšlent toute la folie inhĂ©rente Ă  cette tendance.

Il ne fait aucun doute que rĂ©duire votre consommation de sucre doit ĂȘtre votre prioritĂ© absolue si vous ĂȘtes en surpoids, rĂ©sistant Ă  l’insuline, ou que vous souffrez d’une maladie chronique quelle qu’elle soit.

On estime que jusqu’à 40 % des frais de santĂ© des amĂ©ricains sont liĂ©s Ă  des maladies directement associĂ©es Ă  une surconsommation de sucre.

Définition des aliments ultra-transformés

En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, les aliments ultra-transformĂ©s peuvent ĂȘtre dĂ©finis comme des produits alimentaires contenant l’un ou plusieurs des ingrĂ©dients suivants :

Des ingrédients qui ne sont traditionnellement pas utilisés en cuisine.
Une quantitĂ© anormalement Ă©levĂ©e de sucre, de sel, d’huiles industrielles raffinĂ©es et de matiĂšres grasses nocives.
Des arĂŽmes, colorants et Ă©dulcorants artificiels, ou d’autres additifs qui imitent les qualitĂ©s gustatives d’aliments non ou peu transformĂ©s (par exemple des additifs qui donnent une texture et une sensation agrĂ©able en bouche).
Des agents de traitement tels que des agents de gazĂ©ification, raffermissants, gonflants, anti-floculants, anti-mousse, anti-agglomĂ©rants, d’enrobage, des Ă©mulsifiants, des agents sĂ©questrant et humectant.
Des conservateurs et des substances chimiques qui confÚrent artificiellement une longue durée de conservation.
Des ingrĂ©dients gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s qui, en plus de comporter des risques potentiels pour la santĂ©, ont aussi tendance Ă  ĂȘtre lourdement contaminĂ©s par des dĂ©sherbants toxiques tels que du glyphosate, du 2,4-D et du dicamba.

Ainsi qu’il est dĂ©crit dans la classification NOVA de la transformation alimentaire, « Une multitude de sĂ©quences de processus sont utilisĂ©es pour mĂ©langer les ingrĂ©dients, gĂ©nĂ©ralement nombreux, et crĂ©er le produit fini (d’oĂč le terme ‘ultra-transformĂ©s’). »

L’hydrogĂ©nation, l’hydrolysation, l’extrusion, le moulage et le prĂ©-traitement de friture, en sont des exemples.

La consommation d’aliments transformĂ©s associĂ©e au dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©

Sur le mĂȘme sujet, une rĂ©cente recherche ayant portĂ© sur plus de 44.000 personnes qui ont Ă©tĂ© suivies pendant sept ans, nous met en garde contre le fait que les aliments ultra-transformĂ©s augmentent le risque de dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©.

L’Ă©quipe française a examinĂ© la proportion d’aliments ultra-transformĂ©s dans l’alimentation de chaque participant, et a dĂ©terminĂ© que, pour chaque tranche supplĂ©mentaire de 10 % d’aliments ultra-transformĂ©s consommĂ©s, le risque de dĂ©cĂšs augmente de 14 %.

Le lien subsistait mĂȘme en prenant en compte les facteurs confondants tels que le tabagisme, l’obĂ©sitĂ© et un faible niveau d’études.

Comme vous pouvez vous en douter, les principaux facteurs responsables de l’augmentation du taux de dĂ©cĂšs Ă©taient des maladies chroniques telles que maladies cardio-vasculaires et cancer.

Les aliments ultra-transformés associés au cancer

Une autre Ă©tude française publiĂ©e l’annĂ©e passĂ©e a montrĂ© que les personnes qui consomment davantage d’aliments ultra-transformĂ©s prĂ©sentent des taux plus Ă©levĂ©s d’obĂ©sitĂ©, de troubles cardiaques, de diabĂšte et de cancer.

PrĂšs de 105.000 participants Ă  l’Ă©tude, dont une majoritĂ© de femmes d’ñge moyen, ont Ă©tĂ© suivis pendant une moyenne de cinq ans.

En moyenne, 18 % de leur alimentation Ă©tait composĂ©e d’aliments ultra-transformĂ©s, et les rĂ©sultats ont montrĂ© que chaque augmentation de 10 % de la proportion d’aliments ultra-transformĂ©s augmentait le taux de cancer de 12 %, soit neuf cas de cancer supplĂ©mentaires par an pour 10.000 personnes.

Le risque de cancer du sein, en particulier, augmentait de 11 % par tranche de 10% d’augmentation de la part d’aliments ultra-transformĂ©s.

Les boissons sucrées, les aliments gras et les sauces étaient les plus fortement liés au cancer en général, tandis que les aliments sucrés présentaient la plus forte corrélation au cancer du sein.

L’alimentation est un facteur essentiel qui dĂ©termine votre santĂ© et votre espĂ©rance de vie

Une recherche publiée en 2017 a associé les mauvaises habitudes alimentaires à un risque accru de mortalité cardio-métabolique (décÚs résultants du diabÚte de type 2, des maladies cardio-vasculaires et des AVC).

D’aprĂšs les auteurs, les apports sub-optimaux d’aliments essentiels tels que les fruits, les lĂ©gumes, les fruits Ă  coque et les graines, et d’omĂ©ga-3 d’origine animale, ainsi que la consommation excessive d’aliments transformĂ©s tels que les viandes et les boissons sucrĂ©es, Ă©taient responsables de plus de 45 % des dĂ©cĂšs cardio-mĂ©taboliques survenus en 2012.

En d’autres termes, plus vous consommez d’aliments transformĂ©s, et moins vous consommez d’aliments entiers, plus vos risques de maladies chroniques et de dĂ©cĂšs sont Ă©levĂ©s.

Une autre recherche publiĂ©e la mĂȘme annĂ©e a montrĂ© que consommer des pommes de terre frites (sous formes de frites, de galettes de pommes de terre ou de chips) deux fois par semaine, ou plus, peut doubler votre risque de dĂ©cĂšs, toutes causes confondues.

La consommation de pommes de terre non frites n’était pas liĂ©e Ă  une augmentation du risque de mortalitĂ©, ce qui suggĂšre que le principal problĂšme rĂ©side dans la friture – et trĂšs certainement dans le choix de l’huile.

En 2013, au cours d’une prĂ©sentation Ă  la ConfĂ©rence ministĂ©rielle europĂ©enne sur la nutrition et les maladies non transmissibles, le Dr. Carlos Monteiro, professeur de nutrition et de santĂ© publique Ă  l’UniversitĂ© de Sao Paulo, au BrĂ©sil, a soulignĂ© qu’il Ă©tait important de mettre en Ɠuvre des « politiques visant Ă  la reformulation des aliments transformĂ©s ».

Il ajoute aussi de limiter l’exposition des enfants aux publicitĂ©s pour la malbouffe, afin d’endiguer l’augmentation des maladies non transmissibles liĂ©es Ă  l’alimentation.

Selon moi, adopter une alimentation constituĂ©e de 90 % de vrais aliments, et d’un maximum de 10 % d’aliments transformĂ©s, est un objectif rĂ©alisable pour la plupart des gens, qui ferait une diffĂ©rence significative en termes de poids et de santĂ© globale.

Il suffit d’en prendre la rĂ©solution et d’en faire une prioritĂ© absolue.

Pour commencer, essayez de suivre les recommandations suivantes :

Favorisez les aliments frais et crus, et Ă©vitez les aliments transformĂ©s autant que possible (s’il est en boite, en bouteille, ou emballĂ©, et prĂ©sente une liste d’ingrĂ©dients, c’est un aliment transformĂ©).
Limitez rigoureusement votre consommation de glucides provenant de sucres, de fructose et de céréales transformées.
Augmentez votre consommation de bonnes graisses (ce ne sont pas les graisses alimentaires qui vous font prendre du poids, ce sont le sucre/fructose et les céréales).
Vous pouvez manger autant de légumes non amylacés que vous le souhaitez. En raison de leur faible apport calorique, les légumes doivent constituer la majeure partie de vos repas.
Limitez votre consommation de protĂ©ines Ă  moins d’un demi gramme par livre de masse corporelle maigre.
Remplacez les sodas et autres boissons sucrĂ©es par de l’eau pure et filtrĂ©e.
Faites vos courses dans le pĂ©rimĂštre de votre supermarchĂ©, oĂč vous trouverez la plupart des aliments entiers tels que viandes, fruits, lĂ©gumes, Ɠufs et fromages. Tout ce que vous trouverez dans ce pĂ©rimĂštre n’est pas nĂ©cessairement sain, mais vous Ă©viterez de cette façon de nombreux aliments ultra-transformĂ©s.
Variez les aliments entiers et la façon de les préparer. Les carottes et les poivrons, par exemple, sont excellents trempés dans du houmous. Le croquant des légumes et la texture onctueuse du houmous satisferont votre palais, ainsi que votre santé cérébrale et physique.
Le stress engendre des envies d’aliments gras et sucrĂ©s et peut conduire Ă  des comportements alimentaires addictifs. Si vous parvenez Ă  identifier vos moments de stress et Ă  trouver d’autres moyens pour vous apaiser, vous parviendrez certainement Ă  amĂ©liorer vos habitudes alimentaires.

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EN BREF

  • Pour chaque tranche de 10 % supplĂ©mentaire d’aliments ultra-transformĂ©s consommĂ©s, votre risque de dĂ©cĂšs augmente de 14 % ; les principaux facteurs responsables de l’augmentation du taux de dĂ©cĂšs sont des maladies chroniques telles que maladies cardiaques et cancer
  • 6 cancers sur 12, liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ©, sont en augmentation, alors que seuls 2 cancers sur 18, qui ne sont pas liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ©, augmentent, et le nombre de cancers liĂ©s Ă  l’obĂ©sitĂ© augmente beaucoup plus rapidement au sein de la gĂ©nĂ©ration Y que parmi les baby boomers

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