Le mythe du cholestérol qui nuit à votre santé (1Úre partie)

Le cholestĂ©rol pourrait ĂȘtre qualifiĂ© d’ennemi public n° 1 de ces deux derniĂšres dĂ©cennies. Par sa faute, de nombreux aliments ont Ă©tĂ© diabolisĂ©s (comme les Ɠufs et les graisses saturĂ©es) et accusĂ©s d’Ă  peu prĂšs tous les cas de maladies cardiovasculaires des 20 derniĂšres annĂ©es.

Pourtant, Ă  l’époque oĂč j’ai ouvert mon premier cabinet mĂ©dical dans les annĂ©es 1980, on parlait trĂšs peu du cholestĂ©rol et de la crainte d’avoir un taux trop Ă©levĂ©. Cependant, entre temps, le cholestĂ©rol est devenu un mot prĂ©sent sur toutes les lĂšvres – quelque chose qu’il fallait maintenir aussi bas que possible, sous peine d’en payer les consĂ©quences.

Vous connaissez sans doute les nombreux mythes qui dĂ©crivent les aliments contenant des matiĂšres grasses et du cholestĂ©rol comme les pires que l’on puisse consommer. Sachez que ces mythes ne font en rĂ©alitĂ© que nuire Ă  votre santĂ©. Le cholestĂ©rol ne ruine certainement pas votre santĂ© (comme on tente de vous le faire croire), et il n’est pas non plus responsable des maladies cardiovasculaires.

Et pour ceux d’entre vous qui prennent des mĂ©dicaments anti-cholestĂ©rol, il est grand temps que vous preniez connaissance des informations qui suivent. Avant que je n’aborde en dĂ©tail cette question qui pourrait changer votre vie, reprenons un peu les bases.

 

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Qu’est-ce que le cholestĂ©rol, et pourquoi vous est-il nĂ©cessaire ?

En effet, vous avez besoin du cholestérol.

Cette substance molle et cireuse est prĂ©sente non seulement dans votre sang, mais aussi dans chaque cellule de votre corps, oĂč elle contribue Ă  la production des membranes cellulaires, des hormones, de la vitamine D et des acides biliaires qui vous aident Ă  digĂ©rer les graisses. Le cholestĂ©rol contribue Ă©galement Ă  la formation de vos souvenirs et est essentiel Ă  la fonction neurologique.

Votre foie produit environ 75 % du cholestérol présent dans votre organisme, et selon la médecine conventionnelle, il en existe deux types :

1.Les lipoprotĂ©ines de haute densitĂ©, ou HDL — il s’agit du « bon » cholestĂ©rol, qui permet de tenir le cholestĂ©rol Ă  distance de vos artĂšres et d’éliminer toute plaque d’athĂ©rome, ce qui peut contribuer Ă  prĂ©venir les maladies cardiovasculaires

2.Les lipoprotĂ©ines de basse densitĂ©, ou LDL — ce « mauvais cholestĂ©rol » circule dans votre sang et, selon la pensĂ©e conventionnelle, peut s’accumuler dans vos artĂšres et former des plaques qui les rĂ©trĂ©cissent et les durcissent (une maladie connue sous le nom d’athĂ©rosclĂ©rose).

Si un caillot se forme dans l’une de ces artĂšres rĂ©trĂ©cies, et qu’elle mĂšne Ă  votre cƓur ou Ă  votre cerveau, il peut en rĂ©sulter une crise cardiaque ou un AVC.

Les éléments suivants sont également pris en compte dans le calcul de votre cholestérol total :

  • Les triglycĂ©rides — un taux Ă©levĂ© de ces graisses dangereuses est associĂ© aux maladies cardiovasculaires et au diabĂšte. On sait que le taux de triglycĂ©rides augmente en cas d’alimentation trop riche en cĂ©rĂ©ales et en sucres, de sĂ©dentaritĂ©, de tabagisme, de consommation excessive d’alcool et de surpoids ou d’obĂ©sitĂ©.
  • Les lipoprotĂ©ines (a), ou Lp(a) — la Lp(a) est une substance constituĂ©e de LDL (le mauvais cholestĂ©rol) et d’une protĂ©ine (l’apolipoprotĂ©ine a). Un taux Ă©levĂ© de Lp(a) est un facteur de risque trĂšs important de maladie cardiaque. C’est un fait clairement Ă©tabli, et pourtant trĂšs peu de mĂ©decins vĂ©rifient ce taux chez leurs patients.

Comprenez bien : Votre taux de cholestĂ©rol total n’est PAS un bon indicateur de votre risque de maladie cardiovasculaire

L’American Heart Association recommande que le taux de cholestĂ©rol total soit infĂ©rieur Ă  200 mg/dL, mais elle ne vous dit pas que le taux de cholestĂ©rol total est pratiquement inutile pour dĂ©terminer votre risque de maladie cardiovasculaire, Ă  moins qu’il ne soit supĂ©rieur Ă  300.

Par ailleurs, l’AHA a mis ses recommandations Ă  jour en 2004, abaissant le taux recommandĂ© de LDL de 130 Ă  moins de 100, ou mĂȘme Ă  moins de 70 pour les patients Ă  trĂšs haut risque.

Pour atteindre ces objectifs extravagants et dangereusement bas, vous ĂȘtes gĂ©nĂ©ralement obligĂ© de prendre divers mĂ©dicaments anti-cholestĂ©rol. Les directives ont donc instantanĂ©ment Ă©largi le marchĂ© pour ces dangereux mĂ©dicaments.

Aujourd’hui, en faisant tester le taux de cholestĂ©rol des enfants, ils augmentent leur marchĂ© encore davantage.

J’ai vu de nombreuses personnes ayant un taux de cholestĂ©rol total supĂ©rieur Ă  250, mais qui prĂ©sentaient un faible risque de maladie cardiaque en raison de leur taux de HDL. Inversement, j’ai vu davantage encore de personnes prĂ©sentant un taux de cholestĂ©rol infĂ©rieur Ă  200, mais un risque de maladie cardiaque trĂšs Ă©levĂ©, sur la base des analyses complĂ©mentaires suivantes :

  • Le ratio HDL/cholestĂ©rol
  • Le ratio triglycĂ©ride/HDL

Le pourcentage de HDL est un facteur de risque de maladie cardiaque trĂšs important. Divisez simplement votre taux de HDL par votre cholestĂ©rol total. Ce ratio devrait idĂ©alement ĂȘtre supĂ©rieur Ă  24 %.

Gardez cependant Ă  l’esprit qu’il ne s’agit lĂ  que de recommandations, car votre risque de maladie cardiovasculaire dĂ©pend de bien d’autres facteurs, et non uniquement de ces chiffres.

Ce n’est d’ailleurs qu’aprĂšs que l’on ait compris que le cholestĂ©rol total Ă©tait un mauvais prĂ©dicteur de risque de maladie cardiaque, que l’on a commencĂ© Ă  Ă©voquer les taux de cholestĂ©rol HDL et LDL. Ils vous donnent une meilleure idĂ©e de ce qui se passe, mais ils ne vous montrent pas encore tout.

Le cholestérol est votre ami, et non votre ennemi

Avant d’aller plus loin, je voudrais vraiment que ce concept soit clair pour vous. L’idĂ©e selon laquelle le cholestĂ©rol est malfaisant est trĂšs ancrĂ©e dans les esprits. Mais il s’agit d’un mythe trĂšs nuisible, auquel il faut dĂ©finitivement mettre un terme.

La vitamine D et votre taux de cholesterol

Vous connaissez sans doute l’incroyable influence de la vitamine D sur votre santĂ©. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que la meilleure façon d’obtenir la vitamine D est d’exposer raisonnablement sa peau au soleil. Les UVB Ă©mis par le soleil interagissent avec le cholestĂ©rol sur votre peau, et le convertissent en vitamine D. Conclusion ?

Si votre taux de cholestĂ©rol est trop bas, vous ne serez pas en mesure d’utiliser le soleil pour fabriquer suffisamment de vitamine D. Par ailleurs, si le cholestĂ©rol Ă©tait si dangereux, pourquoi votre organisme l’utiliserait-il comme prĂ©curseur de la vitamine D, et de pratiquement toutes les hormones stĂ©roĂŻdiennes prĂ©sentes dans votre corps ? Une autre preuve qui indique que le cholestĂ©rol est bon pour vous ?

Pensez au rĂŽle du « bon » cholestĂ©rol HDL. Essentiellement, le HDL rĂ©cupĂšre le cholestĂ©rol des tissus et des artĂšres, et l’envoie vers le foie, oĂč est produite la majeure partie de votre cholestĂ©rol. Si l’objectif de ce processus Ă©tait d’éliminer le cholestĂ©rol de votre organisme, il devrait logiquement ĂȘtre dirigĂ© vers les reins ou les intestins, de façon Ă  ĂȘtre Ă©vacuĂ©.

Mais au lieu de cela, il est dirigé vers le foie. Pourquoi ? Parce que votre foie le réutilise. « Il le renvoie vers votre foie pour que celui-ci puise le recycler, il le transforme en particules différentes qui sont envoyées vers des tissus et des cellules qui en ont besoin », explique le Dr. Rosedale.

« Votre organisme essaye de fabriquer et de conserver le cholestĂ©rol prĂ©cisĂ©ment parce qu’il est important, et mĂȘme essentiel pour la santĂ©. »

CholestĂ©rol et inflammation – quel est le lien ?

L’inflammation est un peu devenu un mot ‘à la mode’ dans le milieu mĂ©dical, car elle est associĂ©e Ă  de nombreuses maladies. Elle est associĂ©e, entre autres, aux maladies cardiovasculaires 
 les mĂȘmes maladies dont on accuse souvent le cholestĂ©rol d’ĂȘtre responsable.

OĂč est-ce que je veux en venir ? Eh bien, examinez tout d’abord le rĂŽle de l’inflammation dans votre organisme. À de nombreux Ă©gards, c’est une bonne chose car c’est la rĂ©ponse naturelle de votre corps aux envahisseurs qu’il perçoit comme des menaces. Si vous vous coupez, par exemple, c’est le processus inflammatoire qui vous permet de cicatriser. Plus prĂ©cisĂ©ment, au cours de l’inflammation :

  • Vos vaisseaux sanguins se contractent pour empĂȘcher que vous ne vous vidiez de votre sang
  • Votre sang s’épaissit de façon Ă  pouvoir coaguler
  • Votre systĂšme immunitaire envoie des cellules et des substances chimiques pour combattre les virus, les bactĂ©ries et autres « saletĂ©s » qui pourraient infecter la zone
  • Les cellules se multiplient pour rĂ©parer les dommages.

À terme, la coupure cicatrise et une cicatrice protectrice se forme Ă©ventuellement. Si vos artĂšres sont endommagĂ©es, un processus trĂšs similaire se dĂ©roule dans votre organisme, Ă  l’exception prĂšs qu’une « cicatrice » dans vos artĂšres prend la forme d’une plaque d’athĂ©rome.

Cette plaque, associĂ©e Ă  l’épaississement du sang et Ă  la constriction des vaisseaux sanguins qui ont gĂ©nĂ©ralement lieu au cours du processus inflammatoire, peut augmenter votre risque d’hypertension artĂ©rielle et d’attaque cardiaque. Notez que le cholestĂ©rol n’est pas encore entrĂ© en jeu Ă  ce stade. Le cholestĂ©rol intervient car il est nĂ©cessaire au remplacement de vos cellules endommagĂ©es.

Souvenez-vous qu’aucune cellule ne peut ĂȘtre produite sans lui. Si vous avez de nombreuses cellules endommagĂ©es qui doivent ĂȘtre remplacĂ©es, votre foie va donc recevoir l’ordre de produire davantage de cholestĂ©rol et de le libĂ©rer dans votre sang.

Il s’agit d’un processus dĂ©libĂ©rĂ© qui permet Ă  votre organisme de produire de nouvelles cellules saines. Il est Ă©galement possible, et assez courant, que votre organisme prĂ©sente des dommages de façon rĂ©guliĂšre. Il est alors dans un Ă©tat inflammatoire chronique dangereux.

Le test gĂ©nĂ©ralement pratiquĂ© pour dĂ©terminer si vous souffrez d’une inflammation chronique est une analyse de sang, au cours de laquelle est mesurĂ© votre taux de protĂ©ine C-rĂ©active (CRP). Le taux de CRP est utilisĂ© comme marqueur de l’inflammation dans vos artĂšres. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale :

  • Un taux de CRP infĂ©rieur Ă  1 milligramme par litre de sang signifie que votre risque de maladie cardiovasculaire est faible
  • Un taux de 1 Ă  3 milligrammes signifie que votre risque est moyen
  • Un taux supĂ©rieur Ă  3 milligrammes tĂ©moigne d’un risque Ă©levĂ©

Faire baisser le taux de cholestérol est une folie

Sally Fallon, prĂ©sidente de la fondation Weston A. Price, et Mary Enig, Ph.D, experte en biochimie des lipides, sont allĂ©es jusqu’Ă  qualifier l’hypercholestĂ©rolĂ©mie de « maladie inventĂ©e », un ‘problĂšme’ qui est apparu lorsque les professionnels de santĂ© ont appris comment mesurer le taux de cholestĂ©rol dans le sang. » C’est exactement ce dont il s’agit.

Si votre taux de cholestĂ©rol augmente, c’est au moins en partie dĂ» Ă  l’augmentation de l’inflammation dans votre organisme. Le cholestĂ©rol a un rĂŽle Ă  jouer : il aide votre corps Ă  se soigner et Ă  se restaurer.

La mĂ©decine conventionnelle se trompe complĂštement et dangereusement lorsqu’elle prĂ©conise de faire baisser le taux de cholestĂ©rol au moyen de mĂ©dicaments pour rĂ©duire votre risque de crise cardiaque, car il faut en rĂ©alitĂ© traiter la cause, quelle qu’elle soit, des dommages subis par votre organisme, qui augmentent l’inflammation et par consĂ©quent le taux de cholestĂ©rol.

Comme le souligne judicieusement le Dr. Rosedale :

« Si des dommages excessifs nĂ©cessitent d’envoyer dans le sang une dose supplĂ©mentaire de cholestĂ©rol, il ne semble pas judicieux de faire simplement baisser le taux de cholestĂ©rol et d’oublier pourquoi il est apparu. Il semble bien plus logique de traiter la raison de ce surplus de cholestĂ©rol – les dommages excessifs subis, qui sont Ă  l’origine de l’inflammation chronique. »

La mĂ©thode Ă  suivre sera dĂ©taillĂ©e dans la deuxiĂšme partie de cet article et on Ă©voquera aussi les dangers d’un taux de cholestĂ©rol bas.

Le mythe du cholestérol qui nuit à votre santé (2Úme partie)

Si votre taux de cholestĂ©rol est trop bas…

Souvenez-vous que chacune de vos cellules a besoin de cholestĂ©rol pour vivre et se dĂ©velopper – y compris celles de votre cerveau. C’est peut-ĂȘtre pour cette raison que le fait d’avoir un taux de cholestĂ©rol trop bas affecte votre psychisme.

Une Ă©tude Ă  grande Ă©chelle menĂ©e par des chercheurs hollandais a montrĂ© que les hommes qui ont un taux de cholestĂ©rol bas en permanence prĂ©sentent un risque constamment Ă©levĂ© de dĂ©velopper des symptĂŽmes de dĂ©pression. Cela pourrait ĂȘtre dĂ» au fait que le cholestĂ©rol influe sur le mĂ©tabolisme de la sĂ©rotonine, une substance impliquĂ©e dans la rĂ©gulation de l’humeur.

À cet Ă©gard, des chercheurs canadiens ont dĂ©couvert que les personnes situĂ©es dans le quartile le plus faible de concentration de cholestĂ©rol total ont plus de six fois plus de risques de se suicider, que celles situĂ©es dans le quartile le plus Ă©levĂ©.

Des douzaines d’Ă©tudes ont Ă©galement dĂ©montrĂ© l’existence d’un lien entre un taux de cholestĂ©rol bas et des comportements violents, via cette mĂȘme voie : un faible taux de cholestĂ©rol peut avoir pour consĂ©quence une diminution de l’activitĂ© de la sĂ©rotonine qui, Ă  son tour, contribue Ă  l’augmentation des comportements violents et agressifs.

Une mĂ©ta-analyse portant sur 41.000 dossiers de patients a par ailleurs montrĂ© que les personnes qui prennent des statines pour rĂ©duire leur taux de cholestĂ©rol au maximum, peuvent prĂ©senter un risque accru de cancer, tandis que d’autres Ă©tudes ont Ă©tabli un lien entre un faible taux de cholestĂ©rol et la maladie de Parkinson. Qu’est-ce qu’un taux de cholestĂ©rol trop bas ? Tenez-vous bien.

Sans doute tout taux infĂ©rieur Ă  150 – le taux optimal se situant aux alentours de 200. Je sais ce que vous pensez : « Mon mĂ©decin me dit pourtant que, pour que je reste en bonne santĂ©, mon taux de cholestĂ©rol doit ĂȘtre infĂ©rieur à 200. » Bien, laissez-moi vous expliquer comment ces recommandations, en termes de taux de cholestĂ©rol, ont Ă©tĂ© Ă©tablies.

Je vous prĂ©viens, c’est une sale histoire. Il s’agit d’un problĂšme grave. J’ai rencontrĂ© de nombreuses personnes dont on a fait baisser le taux de cholestĂ©rol au-dessous de 150, et il ne fait aucun doute pour moi que cela leur fait beaucoup plus de mal que de bien.

Les dangers des médicaments anti-cholestérol

Si votre taux de cholestĂ©rol vous prĂ©occupe, sachez cependant que prendre un mĂ©dicament doit ĂȘtre votre tout dernier recours. Si je dis dernier recours, c’est qu’il y a en effet de trĂšs fortes chances, sans doute 99 sur 100, pour que vous n’ayez pas besoin de mĂ©dicaments pour faire baisser votre taux de cholestĂ©rol.

Comparez cela Ă  ce qui se produit parmi la population en gĂ©nĂ©ral. D’aprĂšs les donnĂ©es de la sociĂ©tĂ© Medco Health Solutions Inc., plus de la moitiĂ© des personnes qui disposent d’une assurance santĂ© sont sous traitement mĂ©dicamenteux pour soigner une maladie chronique. Or, les mĂ©dicaments destinĂ©s Ă  faire baisser le cholestĂ©rol sont les deuxiĂšmes plus courants dans ce groupe de personnes, prĂšs de 15 % de celles qui sont sous traitement permanent prenant de tels mĂ©dicaments (les mĂ©dicaments contre l’hypertension artĂ©rielle – une autre catĂ©gorie trĂšs abusivement prescrite – Ă©tant les premiers sur la liste).

En l’occurrence « les statines inhibent non seulement la production de cholestĂ©rol, mais Ă©galement d’un ensemble de substances intermĂ©diaires, dont la plupart, voire toutes, ont elles-mĂȘmes d’importantes fonctions biochimiques », expliquent Mary Enig et Sally Fallon.

Tout d’abord, les statines Ă©puisent les rĂ©serves de Coenzyme Q10 (CoQ10) de votre organisme, qui est bĂ©nĂ©fique Ă  la santĂ© cardiaque et Ă  la fonction musculaire. Les mĂ©decins informant rarement les patients de ce risque, et ne leur conseillant pas de prendre un supplĂ©ment de CoQ10, la destruction de cette rĂ©serve entraine fatigue, faiblesse musculaire, douleurs et, Ă  terme, insuffisance cardiaque.

Les douleurs et la faiblesse musculaire, caractĂ©ristiques d’une maladie que l’on appelle la rhabdomyolyse, sont d’ailleurs l’effet secondaire le plus courant des statines ; on pense qu’il est dĂ» au fait qu’elles activent le gĂšne atrogine 1, qui joue un rĂŽle essentiel dans l’atrophie musculaire.

Par ailleurs, des douleurs et une faiblesse musculaire peuvent indiquer que les tissus de votre organisme sont endommagĂ©s – un trouble qui peut entraĂźner des dommages rĂ©naux. Les statines sont Ă©galement associĂ©es Ă  :

Un risque accru de polyneuropathie (des lésions nerveuses qui provoquent des douleurs dans les mains et les pieds, ainsi que des difficultés à marcher)
Des vertiges
Des troubles cognitifs, notamment une perte de mémoire
Une possible augmentation du risque de cancer
Un affaiblissement du systĂšme immunitaire
La dépression
Des problĂšmes hĂ©patiques, notamment une possible augmentation des enzymes hĂ©patiques (la fonction hĂ©patique des personnes sous statines doit donc ĂȘtre rĂ©guliĂšrement contrĂŽlĂ©e)

Les médicaments contre le cholestérol sont-ils efficaces ?

Au vu de tous les risques qu’ils prĂ©sentent, ces mĂ©dicaments devraient au moins ĂȘtre efficaces, n’est-ce pas ? En rĂ©alitĂ©, mĂȘme leur efficacitĂ© est discutable. Cela dĂ©pend en tous cas des points de vue.

La plupart des mĂ©dicaments contre le cholestĂ©rol peuvent effectivement faire baisser vos taux de cholestĂ©rol, mais vous permettent-ils pour autant d’ĂȘtre en meilleure santĂ©, et contribuent-ils Ă  prĂ©venir les maladies cardiovasculaires ? Avez-vous dĂ©jĂ  entendu parler de la statistique que l’on appelle NST, c’est-Ă -dire nombre de sujets Ă  traiter ? Je ne pense pas.

En fait, la plupart des mĂ©decins n’en ont jamais entendu parler non plus. NST rĂ©pond Ă  la question : Combien de personnes doivent-elles prendre un mĂ©dicament donnĂ© pour Ă©viter une incidence d’un problĂšme de santĂ© particulier (tel qu’une crise cardiaque)? Par exemple, si un mĂ©dicament a un NST de 50 pour les crises cardiaques, cela signifie que 50 personnes doivent prendre ce mĂ©dicament pour Ă©viter une seule crise cardiaque.

C’est plutĂŽt simple, n’est-ce pas ? Or, les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas intĂ©rĂȘt Ă  ce que vous vous intĂ©ressiez au NST, car il donne une image totalement diffĂ©rente de leurs mĂ©dicaments « miracles ». Prenez pour exemple le Lipitor, du laboratoire Pfizer, qui est le mĂ©dicament anti-cholestĂ©rol le plus prescrit au monde, et qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prescrit Ă  plus de 26 millions de personnes.

D’aprĂšs le site internet consacrĂ© au Lipitor, il a Ă©tĂ© cliniquement prouvĂ© qu’il rĂ©duit le mauvais cholestĂ©rol de 39 Ă  60 %, selon la dose prescrite. Cela semble assez efficace, n’est-ce pas ? Il s’avĂšre que Business Week a publiĂ© un excellent article sur ce sujet, en dĂ©but d’annĂ©e, et les journalistes ont trouvĂ© les VRAIS chiffres sur une publicitĂ© pour le Lipitor, publiĂ©e par le laboratoire Pfizer lui-mĂȘme dans la presse Ă©crite.

Au premier coup d’Ɠil, la publicitĂ© indique que le Lipitor rĂ©duit le nombre de crises cardiaques de 36 %. Mais il y a un astĂ©risque. Et si vous suivez cet astĂ©risque, vous pouvez lire en caractĂšres beaucoup plus petits : « Cela signifie qu’au cours d’une Ă©tude clinique Ă  grande Ă©chelle, 3 % des patients ayant pris un placĂ©bo ont souffert d’une crise cardiaque, contre 2 % des patients ayant pris du Lipitor. »

Cela signifie que sur 100 personnes qui ont pris un mĂ©dicament pendant 3,3 ans, trois personnes qui prenaient un placĂ©bo, et deux qui prenaient du Lipitor, ont eu une crise cardiaque. C’est-Ă -dire que la prise du Lipitor a permis d’Ă©viter une seule crise cardiaque de plus que le placĂ©bo, sur 100 personnes.

Le NST, dans ce cas prĂ©cis, est de 100. Cent personnes doivent prendre du Lipitor pendant plus de trois ans, pour Ă©viter une seule crise cardiaque. Et les 99 autres personnes ont simplement jetĂ© des centaines de dollars par la fenĂȘtre et augmentĂ© leur risque de souffrir d’une multitude d’effets secondaires, pour rien.

Vous comprenez donc que la véritable efficacité des médicaments contre le cholestérol, tels que le Lipitor, est masquée par un écran de fumée.

Le Zetia et le Vytorin : aucun bénéfice médical

DĂ©but 2008, il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© que le Zetia, qui agit en inhibant l’absorption du cholestĂ©rol par vos intestins, et le Vytorin, qui est une combinaison du Zetia et du Zocor (une statine), ne sont pas efficaces. Ceci a Ă©tĂ© dĂ©couvert alors que ces mĂ©dicaments avaient DÉJÀ acquis prĂšs de 20 % du marchĂ© amĂ©ricain des mĂ©dicaments anti-cholestĂ©rol.

C’est la publication des rĂ©sultats d’une Ă©tude menĂ©e par les fabricants des mĂ©dicaments, les laboratoires Merck et Schering-Plough, qui a rĂ©vĂ©lĂ© leur inefficacitĂ©. L’Ă©tude Ă©tait achevĂ©e depuis le mois d’avril 2006, mais les rĂ©sultats n’ont Ă©tĂ© publiĂ©s qu’en janvier 2008, et il n’est pas surprenant que les laboratoires pharmaceutiques voulaient en dissimuler les rĂ©sultats.

Si le Zetia rĂ©duit effectivement le cholestĂ©rol de 15 Ă  20 %, les Ă©tudes n’ont pas permis de montrer qu’il rĂ©duit le nombre de crises cardiaques ou d’AVC, ni la formation de plaques d’athĂ©rome dans les artĂšres, susceptibles de provoquer des troubles cardiaques.

L’Ă©tude menĂ©e par les fabricants des mĂ©dicaments, qui avait pour objectif de dĂ©terminer si le Zetia pouvait rĂ©duire la formation de plaques d’athĂ©rome, a montrĂ© que les plaques se dĂ©veloppaient pratiquement deux fois plus vite chez les patients qui prenaient du Zetia et du Zocor (Vytorin) que chez ceux qui prenaient uniquement du Zocor.

Bien entendu, la solution n’est pas de vous tourner vers les statines classiques pour faire baisser votre taux de cholestĂ©rol, comme de nombreux soi-disant experts voudraient vous le faire croire. Les statines sont supposĂ©es avoir un effet bĂ©nĂ©fique sur l’inflammation dans votre organisme, ce qui rĂ©duirait votre risque de crise cardiaque et d’AVC.

Il est cependant possible de rĂ©duire l’inflammation de façon naturelle, sans risquer de subir les nombreux effets secondaires des statines. Cela explique que mes recommandations pour faire baisser votre taux de cholestĂ©rol soient les mĂȘmes que celles destinĂ©es Ă  rĂ©duire l’inflammation.

Comment rĂ©duire l’inflammation, et donc votre risque de maladie cardiovasculaire, de façon naturelle ?

Il existe une idĂ©e reçue trĂšs rĂ©pandue selon laquelle, pour protĂ©ger votre cƓur, vous devez Ă©viter certains aliments, tels que les Ɠufs et ceux contenant des graisses saturĂ©es. Il est exact que les matiĂšres grasses d’origine animale renferment du cholestĂ©rol.

Ce principe erronĂ© est basĂ© sur « l’hypothĂšse lipidique » – dĂ©veloppĂ©e dans les annĂ©es 50 par Ancel Keys, un pionnier de la nutrition – qui associe les graisses alimentaires aux maladies coronariennes.

Les nutritionnistes de l’Ă©poque ont totalement acceptĂ© cette hypothĂšse, et encouragĂ© le grand public Ă  rĂ©duire sa consommation de beurre, de viande rouge, de matiĂšres grasses animales, d’Ɠufs, de produits laitiers et autres graisses « boucheuses d’artĂšres » – un changement radical pour l’Ă©poque.

Ce que vous ne savez peut-ĂȘtre pas, c’est que lorsque Ancel Keys a publiĂ© cette analyse, qui prĂ©tendait prouver le lien entre les graisses alimentaires et les maladies coronariennes, il avait analysĂ© de façon sĂ©lective des informations provenant de seulement six pays, au lieu de comparer toutes les donnĂ©es disponibles Ă  l’Ă©poque – provenant de 22 pays diffĂ©rents.

Du fait de ces donnĂ©es « soigneusement sĂ©lectionnĂ©es », les organismes de santĂ© publics ont commencĂ© Ă  bombarder le grand public de conseils qui ont contribuĂ© aux Ă©pidĂ©mies de diabĂšte et d’obĂ©sitĂ© qui perdurent aujourd’hui : en bref, adopter une alimentation pauvre en graisses.

Sans surprise, de nombreuses Ă©tudes ont finalement dĂ©montrĂ© que la thĂ©orie d’Ancel Keys Ă©tait erronĂ©e, et que les graisses saturĂ©es sont saines.

L’inflammation chronique peut en rĂ©alitĂ© ĂȘtre provoquĂ©e par de trĂšs nombreux facteurs :

Le cholestĂ©rol oxydĂ© (un cholestĂ©rol qui est devenu rance, celui d’Ɠufs brouillĂ©s trop cuits, par exemple)
Une consommation excessive de sucre et de céréales
La consommation d’aliments cuits Ă  haute tempĂ©rature
La consommation de gras trans
Un style de vie sédentaire
Le tabagisme
Le stress Ă©motionnel

Pour rĂ©sumer, pour rĂ©duire naturellement l’inflammation et votre taux de cholestĂ©rol, vous devez traiter les Ă©lĂ©ments de cette liste.

Comment faire baisser naturellement votre taux de cholestérol ?

Consommez des acides gras omĂ©ga-3 d’origine animale, de bonne qualitĂ©, en abondance — J’ai une prĂ©fĂ©rence Ă  cet Ă©gard pour l’huile de krill.
RĂ©duisez, dans l’optique de les Ă©liminer totalement de votre alimentation, les cĂ©rĂ©ales et les sucres — Il est particuliĂšrement important d’Ă©liminer les sucres nocifs tels que le fructose.
Consommez des aliments qui correspondent Ă  votre type nutritionnel. — Vous pouvez dĂ©terminer votre type nutritionnel en effectuant notre test GRATUIT.
Mangez une bonne proportion de vos aliments crus.
Consommez des matiĂšres grasses saines, de prĂ©fĂ©rence crues, qui correspondent Ă  votre type nutritionnel — On peut citer notamment :

  • Les olives et l’huile d’olive
  • Les noix de coco et huile de noix de coco
  • Les produits laitiers crus bio (notamment le beurre, la crĂšme, la crĂšme sĂ»re, le fromage, etc.)
  • Les avocats
  • Les noix crues
  • Les graines
  • Les Ɠufs (lĂ©gĂšrement cuits, avec un jaune intact ou cru)
  • Les viandes bio Ă©levĂ©es au pĂąturage
Faites suffisamment d’exercice physique, en particulier des exercices de type Peak Fitness.
Évitez de fumer et de consommer trop d’alcool.
RĂ©glez vos problĂšmes Ă©motionnels. — J’apprĂ©cie particuliĂšrement la Technique de LibĂ©ration Émotionnelle (EFT) pour gĂ©rer le stress.

Pour aller plus loin, téléchargez les 53 symptÎmes qui doivent vous Alerter sur la présence de calculs biliaires.

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